Après un début de rencontre équilibré, les Espagnols ont progressivement pris le contrôle de la rencontre. Très remuant sur son aile, Lamine Yamal a provoqué un penalty après une faute de Lucas Digne. Mikel Oyarzabal s'est chargé de transformer la sentence à la 22e minute pour ouvrir le score.
La France, également handicapée par la sortie sur blessure de William Saliba à la 30e minute, a tenté de réagir par Bradley Barcola et Kylian Mbappé, mais s'est heurtée à une défense espagnole parfaitement organisée et à un vigilant Unai Simón.
Au retour des vestiaires, la Roja a poursuivi sa domination. À la 58e minute, Pedro Porro a conclu un superbe une-deux avec Dani Olmo pour doubler la mise et rapprocher son équipe de la finale. Malgré les entrées de Rayan Cherki et Désiré Doué, les hommes de Didier Deschamps n'ont jamais trouvé la faille face à une Espagne sereine et maîtrisant parfaitement son sujet.
Grâce à ce succès, l'Espagne atteint la deuxième finale de Coupe du Monde de son histoire, seize ans après son sacre en Afrique du Sud en 2010. Elle affrontera le vainqueur de la seconde demi-finale entre l'Angleterre et l'Argentine.
À l'issue de la rencontre, le sélectionneur, Luis de la Fuente, a rendu hommage à ses joueurs, estimant qu'ils avaient démontré qu'ils étaient « la meilleure équipe du monde ».
« Nous avons été un ton en dessous sur le plan technique face à une équipe qui a parfaitement maîtrisé son sujet », a confié Didier Deschamps, qui quittera son poste après le tournoi, a reconnu la supériorité de son adversaire.
Cette victoire permet à l'Espagne de porter à 37 sa série de matches sans défaite dans le temps réglementaire (28 victoires, 9 nuls), un nouveau record national. Avec désormais 15 buts inscrits dans cette édition, la Roja établit également son meilleur total offensif dans une phase finale de Coupe du Monde.
Les Espagnols tenteront désormais de décrocher un deuxième titre mondial, tandis que la France disputera le match pour la troisième place, samedi à Miami, pour offrir une dernière médaille à Didier Deschamps avant son départ du banc des Bleus.