Née de l’initiative de la photographe éthiopienne Aïda Muluneh, fondatrice d’AMS Studio, l’initiative Africa Foto Fair se veut un espace de dialogue et de valorisation des talents du continent. Depuis sa création, l’événement rassemble chaque année des artistes africains et internationaux autour d’une même ambition : raconter l’Afrique autrement, à travers des images fortes, sensibles et inspirantes.
Le pré-lancement est prévu le 12 novembre à l’Institut français d’Abidjan avec l’exposition inaugurale « L’Éthiopie : passé et avenir ». Une plongée dans la mémoire et le patrimoine visuel du pays d’origine d’Aïda Muluneh. « Ce sera l’occasion de redécouvrir l’Éthiopie sous un regard artistique et humain », a confié la fondatrice lors d’une conférence de presse tenue le 4 novembre au siège de Côte d’Ivoire Tourisme, partenaire de l’événement.
Les expositions se poursuivront dans plusieurs lieux emblématiques : à Abidjan, à l’Institut français et à la Galerie Studer, puis à Grand-Bassam, où la Maison de l’Art et les ruelles historiques deviendront le théâtre d’installations en plein air. Le public pourra y explorer des archives photographiques, des séries sur la mode et l’identité, mais aussi profiter de projections et de performances musicales.
Plus de 100 photographes venus de 30 pays sont attendus, parmi lesquels trois invitées d’honneur : Marta Soul, Sofia Moro et Ana Amado.
Pour Aïda Muluneh, le festival va bien au-delà de la simple exposition : « L’Africa Foto Fair est un véritable incubateur de talents. Nous encourageons les échanges entre générations et cultures grâce à des ateliers, des discussions et des rencontres animés par des experts internationaux. » Et de conclure : « En intégrant la photographie dans les espaces publics, nous invitons chacun à vivre l’art au cœur de la ville, au plus près de la vie quotidienne. »
Un mois durant, Abidjan et Grand-Bassam deviendront ainsi le reflet vibrant de la créativité et de la diversité de la photographie africaine.