L’organisation met en avant le rôle du Pôle pénal économique et financier (PPEF) ainsi que les opérations menées sur le terrain par le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GSLOI). Selon elle, ces actions témoignent d’une volonté politique de renforcer la réponse sécuritaire et judiciaire face à l’ampleur du phénomène.
Action Justice attire toutefois l’attention sur la nécessité d’approfondir les enquêtes afin d’identifier les responsabilités de toutes les parties impliquées. L’ONG évoque notamment des témoignages faisant état de possibles complicités ou d’une certaine tolérance de la part de propriétaires terriens et de représentants locaux de l’administration.
Face à cette situation, l’organisation plaide pour un renforcement des contrôles sur le terrain et une plus grande rigueur dans l’attribution et le suivi des agréments d’exploitation artisanale et semi-industrielle de l’or.
L’ONG estime par ailleurs que la lutte contre l’orpaillage clandestin ne peut être efficace sans l’implication des autorités coutumières, des organisations de la société civile et de l’ensemble des citoyens. Elle appelle ainsi à une réponse coordonnée et collective pour préserver les ressources naturelles du pays et garantir la stabilité des communautés affectées.