Selon plusieurs médias spécialisés, dont Afrik-Foot, l’officiel somalien faisait déjà face à des difficultés administratives liées aux restrictions migratoires visant certains pays, notamment la Somalie. Pour faciliter son déplacement, il avait obtenu un passeport diplomatique avec l’appui de l’ambassade de Somalie à Nairobi.
D’après les informations relayées par le journaliste Romain Molina et l’insider Micky Jnr, Omar Artan a quitté le Kenya avant de transiter par la Turquie. Mais à son arrivée sur le territoire américain, les autorités lui ont refusé l’entrée et l’ont renvoyé vers la Turquie.
Dans un communiqué publié lundi, la FIFA a confirmé que l’arbitre ne pourra ni s’entraîner ni officier durant la compétition. « La Fifa confirme que l’arbitre Omar Abdulkadir Artan ne pourra ni s’entraîner, ni officier, lors de la Coupe du monde 2026, après s’être vu refuser l’entrée aux États-Unis », a indiqué lundi l’instance.
Et d’ajouter de préciser que la Fifa n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas, et elle a été informée par les autorités que le statut de M. Artan ne serait pas modifié pour le moment.
Les services américains de contrôle aux frontières ont indiqué que l’arbitre avait fait l’objet d’une inspection complémentaire à son arrivée. À l’issue de cette procédure, il a été jugé « inadmissible » en raison de problèmes liés à la vérification de ses antécédents, entraînant le refus de son admission sur le territoire.
L’affaire suscite une vive réaction dans plusieurs milieux sportifs africains. De nombreux observateurs dénoncent un traitement injuste et s’interrogent sur la capacité des pays organisateurs à garantir l’accès à l’ensemble des acteurs accrédités par la FIFA.
Le dossier intervient dans un contexte déjà sensible. Plusieurs participants liés au Mondial auraient rencontré des difficultés administratives pour voyager vers les États-Unis. Le défenseur marocain Zakaria El Ouahdi avait aussi connu des complications avant d’obtenir son autorisation de voyage. De son côté, le photographe officiel de la sélection irakienne aurait également été empêché d’entrer sur le territoire américain malgré la possession d’un visa valide.
Alors que la Somalie figure parmi les pays visés par les restrictions de voyage mises en place par l’administration de Donald Trump, cet incident ravive le débat sur l’impact des politiques migratoires dans l’organisation d’un événement censé rassembler le monde entier autour du football.
Face à ces situations, les critiques se multiplient contre l’organisation du Mondial 2026, certains observateurs n’hésitant pas à qualifier cette édition de « Coupe du monde de la honte », estimant que les obstacles migratoires sont contraires à l’esprit universel de la compétition.
Cette décision met un terme à la participation de celui qui avait été désigné meilleur arbitre africain de l’année 2025 par la Confédération africaine de football.