Selon des informations recueillies sur place par Ivoire.ci, les faits se seraient produits au quartier Commerce. Le jeune homme, connu sous le surnom de « Boka », se serait rendu auprès d'une travailleuse du sexe avec laquelle il aurait convenu d'une prestation rémunérée à hauteur de 3 000 FCFA.
Toujours selon ces sources, un différend serait survenu au cours de la rencontre. Estimant que la prestation a été interrompue prématurément par la prostituée, le client réclame le remboursement d'une partie de la somme versée, soit 1 500 FCFA. La dispute dégénère rapidement en bagarre.
La travailleuse du sexe est alors rejointe par plusieurs de ses collègues. Au cours de l'altercation, le jeune homme reçoit un coup de couteau. Malgré les secours, il n'a pas survécu à ses blessures.
L'annonce de son décès se propage rapidement dans la ville, provoquant une vague de colère. Des groupes de jeunes prennent pour cible plusieurs lieux réputés accueillir des travailleuses du sexe, contraignant nombre d'entre elles à quitter précipitamment les lieux pour se mettre à l'abri.
Dans la foulée, toujours selon nos sources sur place, une femme présentée par de nombreux habitants comme l'organisatrice des activités de ces travailleuses du sexe, majoritairement originaires d'un pays anglophone d'Afrique de l'Ouest, a trouvé refuge à la brigade de gendarmerie de Ouellé. Toute chose qui a provoqué l’ire des manifestants investissant la devanture de la brigade pour réclamer qu'elle leur soit remise. Mais sans succès.
A en croire plusieurs sources locales, ces travailleuses du sexe exerceraient habituellement leurs activités sur des sites d'orpaillage clandestin situés dans le département durant la semaine, avant de rejoindre la ville de Ouellé les week-ends.
Face à une situation, des renforts de la gendarmerie devaient être déployés depuis l'escadron de Daoukro, selon une source sécuritaire jointe par Ivoire.ci à la mi-journée de ce dimanche.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame et d'identifier les auteurs du coup mortel. Les autorités appellent la population au calme.