Pour elle, une consultation publique ne doit pas consister seulement à recueillir les avis, elle doit permettre de confronter les propositions aux choix envisageables, d’en débattre et d’en apprécier les implications pour les citoyens. C’est pourquoi, « nous demeurons donc dans l’attente d’un cadre d’échange approfondi avec les autorités, afin d’en discuter des garanties et d’examiner leur éventuelle prise en compte, des courriers ont été transmis à cet effet et nous sommes dans l’attente », a-t-elle confié.
Cette rencontre a été l’occasion pour la synergie d’organisations de la société civile de revenir sur « Le livre blanc » qu’elle a présenté, vendredi 3 juillet 2026, à l’Hôtel palm club de Cocody. Lequel contient des propositions en vue d’une réforme de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire.
Marc Kouassi, secrétaire général de l’ONG Tolerance of the word et membre de la plateforme, a présenté une architecture d’organe électoral. Dans sa constitution, cet organe aura la régulation et la décision électorale, confiées à une Commission électorale d’experts (CEE), la gestion technique permanente du fichier électoral assurée par un Département général du fichier électoral (DGFE) et l’éducation civique et électorale, coordonnée par le Département général de l’éducation civique et électorale (DEGECE).
« Les règles électorales déterminent les conditions d’exercice de la souveraineté populaire, la protection des droits des électeurs et les garanties de transparence des scrutins. Elles appellent donc un débat ouvert, documenté et attentif à l'intérêt général », a ajouté Marc Kouassi. Il a rappelé que ces différentes propositions visent à fiabiliser le fichier électoral, garantir la vérifiabilité des résultats et l’accès à l'information pour épargner à la Côte d’Ivoire les crises qu’elle a connues par le passé.
Interrogé sur la question, à l’issue du conseil des ministres du mercredi 14 octobre 2026, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, avait indiqué que les recommandations formulées par les différents acteurs de la vie politique, à la demande des autorités ivoiriennes, seront analysées et des points de convergence seront dégagés.
Selon lui, le gouvernement va travailler et une fois qu'il aura fini de travailler, la proposition ira à l'assemblée.
Amadou Coulibaly a insisté : « Il ne faut pas, je pense, transformer aujourd’hui des actes normaux de la vie d’un pays en une surenchère politique ».