Organisée par le ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique, cette étude marque un tournant décisif dans la stratégie de transformation numérique de la Côte d’Ivoire. Elle vise à « digitaliser » l’administration, mais également à refonder la notion même d’identité du pays. Selon la note de la conception de l’étude : « La transformation numérique de l’administration offre à la Côte d’Ivoire des opportunités considérables pour rapprocher davantage les services publics des populations, améliorer leur efficacité et renforcer la qualité de l’action publique. »
En clair, un Ivoirien ne devrait plus avoir à présenter 10 fois les mêmes papiers pour une CNI, un passeport, une inscription à l’université ou un dossier CMU. Une seule authentification sécurisée suffirait. Le projet s’appuie sur deux piliers structurants déjà mis en place par l’État ivoirien au cours des dernières années. Il s’agit de l’ONECI (Office National de l’État Civil et de l’Identification), qui gère l’état civil moderne et la production des titres d’identité et du RNPP (Registre National des Personnes Physiques), la base de données centrale et biométrique de tous les Ivoiriens et résidents. « À travers ses missions régaliennes, le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, avec l’appui opérationnel de l’ONECI, contribue à la construction d’un socle national d’identité fiable et sécurisé », a fait savoir le ministère.
Ce projet permettra demain de lutter efficacement contre la fraude documentaire, l’usurpation d’identité et les doublons administratifs qui coûtent chaque année des milliards à l’État.