Dans une mise au point rendue publique ce mercredi sur sa page facebook, il affirme que son retrait ne serait pas lié à une quelconque déception ou à l’absence de récompense après la victoire de l’équipe Marie Laure N’goran au congrès des 6 et 7 juin 2026.
« Si tu ne prends pas le temps de dire ce que tu es, quelqu’un d’autre prendra son temps pour dire ce que tu n’es pas », rappelle-t-il, pour justifier sa décision de rompre le silence.
Félix Bony indique avoir lui-même sollicité une rencontre avec la présidente de l’UNJCI, le mardi 6 octobre 2026, afin de lui faire part des informations qui lui étaient rapportées. Selon lui, certains confrères auraient expliqué son absence aux côtés de l’équipe dirigeante par une prétendue déception liée aux avantages qu’il aurait espérés en contrepartie de son engagement durant la campagne.
« Moi, Félix BONY, je n’ai marchandé aucun engagement avec Marie Laure N’goran pour mener sa campagne jusqu’à son élection à la tête de l’UNJCI », confie-t-il, estimant qu’une telle démarche serait contraire à ses principes et à l’engagement qu’il dit avoir pris dès le départ.
L’ancien directeur de campagne explique avoir accepté de conduire la campagne après avoir été directement sollicité par Marie Laure N’goran. Il affirme également avoir posé trois conditions avant de s’engager, sans toutefois vouloir les révéler publiquement. Selon lui, ces conditions étaient essentiellement destinées à garantir une campagne fondée sur « l’éthique, la probité et l’intégrité ».
Pour lui, son engagement aux côtés de Marie Laure N’goran reposait avant tout sur une conviction personnelle. Il dit avoir cru à son parcours, à son image et à sa capacité à incarner un changement dans la gouvernance de l’organisation faîtière des journalistes ivoiriens.
La campagne, initialement prévue pour durer quelques semaines, s’est finalement étendue sur plusieurs mois en raison de la crise qui a marqué le processus électoral. Malgré cette prolongation et des contraintes professionnelles, il affirme être allé jusqu’au bout de son engagement.
« J’ai fait mien ce principe biblique : “Qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas digne de moi” », écrit-il en référence à Luc 9, 57-62.
Félix Bony rappelle également son expérience antérieure au sein de l’UNJCI, précisant qu’il avait déjà dirigé une campagne victorieuse avant d’occuper le poste de secrétaire général de l’organisation de 2012 à 2014. Il assure n’avoir jamais considéré les responsabilités au sein de l’UNJCI comme un moyen d’obtenir des avantages personnels.
Selon lui, s’il avait recherché une récompense en échange de son engagement, il aurait accepté ces opportunités.
« Je ne l’ai jamais été, je ne suis pas, et je ne serai jamais un prébendier de l’UNJCI », martèle-t-il.