Le ministre a mis en avant des résultats tangibles dans l'économie animale et l'économie bleue. Associés aux importations, ces acquis garantissent aux Ivoiriens une sécurité alimentaire à 100 %. Mais cette réussite repose en partie sur les achats extérieurs : la facture des importations a été estimée à 780 milliards FCFA en 2024.
« La souveraineté est un impératif », a martelé Sidi Touré, qui évoque un changement de paradigme impulsé par le Premier ministre.
Le nouveau cap consiste à produire localement 75 % des besoins en protéines animales et halieutiques d'ici 2030, contre 36 % aujourd'hui. La seconde phase de la PONADEPA prévoit de mobiliser 2 000 milliards FCFA, dont 80 % attendus du secteur privé, ce qui place l'investissement privé au cœur de la transformation des filières.
Pour accompagner cette montée en puissance, le ministre a annoncé la suppression de la TVA sur les aliments destinés à l'élevage et à l'aquaculture, dès le prochain exercice. Par ailleurs, 1 500 noyaux d'élevage ont été remis à de jeunes producteurs, et la déclaration des fermes est devenue une condition pour bénéficier de l'appui de l'État. Et les filières animales seront également structurées par zones de production.
Relativement à l’économie bleue, Sidi Touré a cité la deuxième génération du Plan national de développement de l'aquaculture (2026-2030), ainsi qu'une loi destinée à encadrer la pêche et à aligner les pratiques ivoiriennes sur les règles sous-régionales et internationales. Le gouvernement mise sur les alevins et sur le financement pour développer l'aquaculture, dans le cadre du Programme de développement de l'économie bleue (PRODEB). Le ministre a plaidé pour un entrepreneuriat, moteur d'emplois dans les filières animales et halieutiques, et pour des solutions locales ; afin de réduire la dépendance aux importations.