L’objectif est de définir une feuille de route claire et une architecture institutionnelle capable d’assurer la crédibilité et la transparence de ce nouveau mécanisme de financement.
Au nom de la directrice générale de l’Environnement, Dr N’Tain Jeanne, le directeur de la Qualité de l’Environnement et de la Prévention des risques, Dr Tié Yro Hyacinthe, a rappelé que les crédits biodiversité doivent permettre de rechercher de nouvelles sources de financement tout en garantissant la protection du patrimoine naturel et les intérêts des populations.
« La mise en place d’un mécanisme de crédits biodiversité ne saurait être envisagée comme la simple création d’un nouveau mécanisme financier ou d’un nouveau marché », a-t-il souligné, plaidant pour un dispositif « crédible, transparent, inclusif et fondé sur l’intégrité environnementale et sociale ».
Pour sa part, le représentant pays de l’EUMC, Adelphe Doua, a insisté sur la nécessité de disposer de données fiables et d’une gouvernance transparente pour assurer l’efficacité du mécanisme.
De son côté, le PNUD accompagne le gouvernement ivoirien, à travers BIOFIN, dans l’identification de solutions innovantes destinées à réduire le déficit de financement de la biodiversité. Selon Estelle Kouakou, coordonnatrice de l’initiative BIOFIN, les travaux sur les crédits biodiversité doivent contribuer à la réflexion nationale sur les mécanismes susceptibles de mobiliser des ressources additionnelles en faveur de la conservation de la nature.
Le futur cadre devra notamment permettre de mesurer et de vérifier les résultats obtenus en matière de conservation et de restauration de la biodiversité. Il devra également garantir une répartition équitable des bénéfices et une meilleure prise en compte des droits des communautés locales.
Un système de Mesure, Rapportage et Vérification (MRV) est ainsi envisagé afin de disposer de données fiables sur l’évolution de la biodiversité et de renforcer la confiance autour des crédits générés.
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de la Stratégie et du Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité, de l’initiative BIOFIN, des Contributions déterminées au niveau national (CDN 3.0) ainsi que des mécanismes liés au marché carbone.
Elle intervient également dans un contexte marqué par une forte pression sur les écosystèmes ivoiriens, notamment du fait de l’expansion agricole, de l’urbanisation, de l’exploitation minière et des effets du changement climatique.
Pendant les travaux, représentants de l’administration publique, partenaires techniques et financiers, secteur privé, société civile et institutions de recherche examineront les bases institutionnelles et opérationnelles du futur dispositif juridique et réglementaire des crédits biodiversité. L’atelier prend fin ce mercredi.