« La raréfaction des poissons sur les marchés est un signe évident de la contamination des eaux due à l’orpaillage illégal. On parle de pêche, mais il n’y a plus de poissons, c’est tout à fait normal », a-t-il fait observer.
Le Directeur Général du Ciapol a confié qu’une mission menée en juillet 2013 avait permis d’analyser des poissons vendus sur le marché de Yamoussoukro, en provenance du lac de Kossou. « Grande surprise de constater qu’après analyse, ces poissons contiennent des traces de mercure », a-t-il expliqué, ajoutant que ce métal est utilisé sur les sites d’orpaillage pour amalgamer l’or, avant d’être rejeté dans l’environnement.
Pr Yapo Ossey a précisé que le mercure n’est pas le seul danger. « Les rejets miniers contiennent aussi du chrome et d’autres métaux lourds toxiques. Ces substances contaminent les sols, les eaux et toute la chaîne alimentaire », a-t-il averti.
Selon lui, cette contamination ne se limite pas aux poissons. « Les espèces sont touchées, l’agriculture aussi. La population ivoirienne se retrouve exposée à des risques graves », a-t-il dit, appelant à une prise de conscience nationale et à des mesures urgentes pour encadrer l’exploitation minière artisanale.