L’événement réunira des acteurs du secteur foncier venus de 14 pays d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. Il ambitionne de créer un espace d’échanges sur les réformes foncières, les solutions innovantes et les mécanismes susceptibles de favoriser une gestion plus sécurisée et équitable du foncier.
Pour Bruno Nabagné Koné, la question foncière demeure au cœur des enjeux de paix sociale, d’investissement et de modernisation de l’agriculture. Le pays compte notamment 23 millions d’hectares de foncier rural à sécuriser, 8 631 villages à délimiter et près de 1,5 million de certificats fonciers à délivrer.
Des avancées enregistrées depuis 2016
Depuis la création de l’Agence foncière rurale (AFOR) en 2016, plusieurs progrès ont été enregistrés dans le processus de sécurisation du foncier rural. Le nombre de villages délimités et bornés est ainsi passé de 284 en 2017 à 5 786, dont 2 316 consacrés par arrêté ministériel.
Dans le même temps, 68 026 certificats fonciers ont été délivrés, contre environ 4 000 en 2017. Le nombre de contrats agraires signés s’élève, quant à lui, à 86 447, alors qu’aucun n’avait été enregistré à cette période.
Selon une évaluation indépendante menée en 2025, ces avancées auraient contribué à une baisse de 30 % des conflits fonciers, avec pour effet de renforcer la sérénité dans les communautés rurales et la confiance des investisseurs. Malgré ces résultats, le gouvernement entend poursuivre et accélérer les réformes. Les priorités portent notamment sur la mobilisation de financements adaptés, la digitalisation des procédures, la transformation des certificats fonciers en titres fonciers et un accès plus équitable à la terre pour les femmes et les jeunes.
Les JFA 2026 réuniront administrations publiques, opérateurs fonciers, secteur privé, partenaires techniques et financiers, experts, chercheurs et organisations de la société civile.
Quatre grands rendez-vous sont annoncés : un Salon du foncier, une Table ronde des ministres en charge du foncier, une Conférence des bailleurs consacrée au financement des réformes, ainsi que plusieurs conférences thématiques sur la digitalisation.
Le Sénégal, désigné pays à l’honneur, partagera son expérience en matière de cadastre et de prise en compte du genre dans les politiques foncières. Les deux pays devraient également renforcer leur coopération et le partage d’expériences dans plusieurs domaines, tels que le foncier et la modernisation agricole.