Porteuse du projet, Naomie Bamba, étudiante en droit public et en diplomatie, a expliqué que cette initiative vise à renforcer durablement la participation des jeunes femmes aux instances nationales et internationales de prise de décision dans les 16 pays de l’Afrique de l’Ouest.
« Nous lançons la phase pilote en Côte d’Ivoire. L’objectif est de développer les compétences intellectuelles, analytiques et scientifiques des jeunes femmes, de créer des espaces d’échanges et de les former à l’analyse critique ainsi qu’au décryptage des enjeux contemporains », a-t-elle indiqué.
Invitée spéciale de la cérémonie comme modèle inspirante, Pr Lezou Koffi Aimée Danielle, vice-doyenne de l’UFR Langues, Littératures et Civilisations (LLC) à l'université Félix Houphouët d'Abidan, a salué cette initiative dans un contexte où les débats sur la place des femmes dans la société demeurent d’actualité.
« Votre forum a fait le choix d’investir dans les savoirs, la recherche, la rédaction scientifique et la réflexion stratégique. C’est une démarche exigeante qui contribuera, sans aucun doute, à améliorer la qualité de la gouvernance de demain », a-t-elle déclaré.
Pour sa part, Zoko Sébé Khadija, spécialiste de la communication entre l’État, le gouvernement et les populations, et conférencière de cette première édition, a encouragé les participantes à s’engager dans des carrières liées à la gouvernance publique et politique afin de défendre les causes qui leur tiennent à cœur.
« Les crises ne créent pas seulement des difficultés. Elles génèrent également des opportunités, de nouveaux métiers, de nouveaux besoins, de nouveaux champs de recherche et de nouvelles responsabilités », a-t-elle souligné.
Elle s’est également réjouie de voir de jeunes femmes initier un cadre de réflexion sur les questions de gouvernance publique et politique, tout en formulant le vœu que ce type d’initiative se multiplie.
Prévu sur une durée de six mois, le projet se décline en trois phases. La première consiste à réunir des étudiantes en droit et en sciences politiques issues de quatre universités publiques et privées afin d’échanger sur des sujets contemporains et de produire des analyses écrites portant sur les grands faits sociaux, la deuxième s’intéresse à des formations doctorantes(l'écriture scientifique) et la phase 3 concerne des campagnes de sensibilisation, des formations etc dans quatre universités publiques et privées en vue de la valorisation des compétences féminines.