Au plan international, le pays a notamment amélioré sa performance dans l’Indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International. Il est passé de 40 points sur 100 en 2023 à 45 points en 2024, soit une hausse de cinq points, présentée comme la progression la plus importante enregistrée ces dernières années.
Des améliorations ont également été relevées dans plusieurs autres indicateurs, notamment ceux du Millennium Challenge Corporation (MCC), du l’Évaluation des politiques et des institutions en Afrique (CPIA) et des Indicateurs mondiaux de gouvernance de la Banque mondiale.
Au titre des actions préventives, le taux de déclaration de patrimoine est passé de 83,03 % en 2023 à 90,99 % en 2024. La modernisation de l’administration s’est, elle aussi, poursuivie avec la digitalisation de 256 services publics et le déploiement de la signature électronique dans plusieurs administrations.
Du côté de la répression, la HABG indique avoir traité 902 plaintes et dénonciations au cours de la même période. Ces chiffres viennent s’ajouter aux plusieurs signalements enregistrés par les autres structures spécialisées du dispositif national de lutte contre la corruption.
Ces avancées s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement sous l’impulsion du président Alassane Ouattara. Parmi les principales mesures figure l’adoption, le 12 juin 2024, de la première Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2024-2028, devenue le cadre de référence de l’action nationale dans ce domaine.
Malgré ces résultats, une multitude de difficultés restent à surmonter. La coordination entre les différentes institutions, la protection des lanceurs d’alerte, la poursuite de la digitalisation des services publics, le renforcement des ressources spécialisées ainsi que le financement durable de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption figurent parmi les principaux défis identifiés.
Les travaux de Grand-Bassam devraient ainsi permettre de consolider les acquis et de définir les mesures nécessaires pour améliorer davantage le dispositif national. Ils marquent également le lancement du processus d’élaboration du Rapport d’évaluation 2025-2026, avec notamment un accent mis sur la collecte et la fiabilité des données fournies par les différentes parties prenantes.
Ainsi, les participants sont appelés à examiner et valider les résultats enregistrés au cours de l’année 2024, mais également à poser les bases du prochain rapport d’évaluation.
L’évaluation annuelle constitue par ailleurs une mission confiée à la HABG par l’Ordonnance n°2013-661 du 20 septembre 2013, qui prévoit la transmission au président de la République d’un rapport sur les activités menées en matière de prévention et de lutte contre la corruption.
Source : CICG