Mme Aby-Say Victoire, commissaire générale du sommet, a expliqué que le SIIVERT 2026 est né de la volonté d'apporter une réponse concrète aux défis climatiques auxquels l'Afrique est confrontée. Selon elle, malgré son immense potentiel en ressources naturelles, en énergies renouvelables et en capital humain, le continent reste confronté à des difficultés liées au manque de coordination entre les acteurs, à l'insuffisance des financements verts et à la faible structuration des mécanismes d'innovation.
La commissaire générale a indiqué que les travaux porteront notamment sur les énergies renouvelables, la mobilité durable, la finance verte, l'entrepreneuriat, les innovations technologiques, la résilience climatique, les partenariats Afrique-Europe et le rôle des médias dans la sensibilisation aux enjeux environnementaux.
Victoire Aby-Say a lancé un appel à une mobilisation collective autour de cette ambition commune. « L'Afrique ne manque ni de talents, ni d'idées, ni d'innovations. Elle a besoin de davantage de synergies entre les porteurs de projets, les investisseurs, les institutions et les citoyens », a-t-elle déclaré, invitant l'ensemble des parties prenantes à se retrouver à Paris en septembre prochain pour faire du SIIVERT 2026 un rendez-vous majeur de l'économie verte.
Le secrétaire général de la Commission nationale ivoirienne pour l'UNESCO, Soro Ngolo Abdou, a salué une initiative qui s'inscrit pleinement dans les missions de l'UNESCO en matière d'éducation, de science, de culture et d'innovation. Il a souligné que la transition écologique passe nécessairement par la formation de la jeunesse, la valorisation de la recherche scientifique, l'accès à l'innovation et une meilleure prise en compte du genre. Il a également félicité l’initiatrice de SIIVERT 2026 pour son engagement en faveur du développement durable et du rapprochement entre l'Afrique et l'Europe.
Marie Laure N’Goran, présidente de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI), a appelé les professionnels des médias à devenir de véritables acteurs de la transition écologique. Pour elle, les journalistes ne doivent plus seulement raconter les effets du changement climatique, mais aussi mettre en lumière les solutions. C’est pourquoi, elle a plaidé pour un journalisme de développement capable de lutter contre la désinformation climatique, de valoriser les initiatives africaines et d'accompagner les politiques publiques. La présidente de l’UNJCI a, en outre, réaffirmé l'engagement de l’organisation à soutenir le SIIVERT 2026 à travers une couverture médiatique renforcée et des actions de formation sur les enjeux environnementaux.
Des conférences, des panels, des tables rondes, des sessions de présentation de projets et des rencontres d'affaires permettront de favoriser la mise en relation entre innovateurs et investisseurs.
À l'issue du sommet, les organisateurs espèrent favoriser la conclusion de partenariats stratégiques entre investisseurs et porteurs de projets, mobiliser davantage de financements pour les initiatives vertes, produire un livre blanc de recommandations et créer un réseau international d'acteurs engagés dans la transition écologique.
Prévu les 12 et 13 septembre 2026 à Paris, ce rendez-vous ambitionne de devenir une plateforme de référence dédiée à l'innovation verte, au financement durable et au renforcement de la coopération entre l'Afrique et l'Europe.