Pour elle, la lutte a besoin de l'engagement total des journalistes, et surtout les médias doivent aller au-delà de la simple couverture événementielle.
"On peut appartenir à une association mais l'engagement ne sera peut-être pas au même niveau tant que ça ne vous a pas touché. Mais est-ce que vous allez attendre que ça vous touche ?", a-t-elle ajouté.
S'adressant à des confrères et consœurs, la responsable du Repmasci a insisté sur la responsabilité sociale du journaliste. "Notre rôle classique c'est quoi ? C'est que nous sommes la voix des sans-voix. Quand nous prenons nos plumes, quand nous prenons nos micros... Qu'est-ce que nous apportons en tant que journalistes ?", a-t-elle questionné.
Relativement à l’évènement Octobre Rose : "On parle d'Octobre Rose, ce n'est pas une fête, ce n'est pas une célébration de plus. [...] Le mal est encore plus profond quand on voit les chiffres.", a fait savoir Bintou Sanogo.
"Généralement les femmes, quand on parle de santé, elles ne sont pas là où on fait les dépistages. Elles cherchent leur pitance quotidienne, elles doivent s'occuper de leur famille.", a-t-elle plaidé pour une information de proximité, qui touche les femmes les plus éloignées des centres de dépistage.