Surtout qu’en 2025, la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) a fait état d’une progression des plaintes liées aux cyberarnaques près de 15 000 en 2025.
« Il faut arrêter de payer en ligne sans avoir vu. », a-t-il conseillé.
Pour justifier cette recommandation, il a rappelé que la DITT mène des actions de sensibilisation et de répression contre les cyberarnaques. Toutefois, ces interventions ne garantissent pas toujours aux victimes le recouvrement des sommes perdues, alors que la récupération des fonds constitue souvent leur principale préoccupation.
Selon Marcellin Dougba, l’avènement du Mobile Money et du mobile banking a favorisé une recrudescence des arnaques, en raison de la multiplication des transactions financières en lignes.
« En 2025, les transactions financières se sont élevées à plus de 120 000 milliards de FCFA, soit environ 35 milliards de FCFA par jour, selon la BCEAO. Autant de flux financiers qui suscitent l’intérêt des personnes malveillantes », a-t-il expliqué.
Pour parvenir à leurs fins, les cybercriminels ont recours à plusieurs techniques, notamment l’usurpation d’identité, la création de fausses plateformes d’investissement en ligne et les arnaques liées aux paris en ligne.
Parmi leurs modes opératoires figurent également la diffusion de fausses opportunités d’affaires dans la vente de biens en ligne, ainsi que des campagnes de communication particulièrement attractives autour de prétendues offres immobilières, dont la vente de maisons.
Autant d’appâts destinés à inciter les internautes à effectuer des paiements avant toute vérification.
Abordant les statistiques de la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC), le responsable de la DITT a fait état d’une progression des plaintes liées aux cyberarnaques : environ 6 000 plaintes en 2022, 8 000 en 2023, plus de 2 000 en 2024 et près de 15 000 en 2025. Les préjudices financiers enregistrés sont estimés entre 6 et 9 milliards de FCFA.
Face à cette situation, Marcellin Dougba a insisté sur la nécessité de renforcer la vigilance des populations. Il a notamment souligné que, dans de nombreux cas d’arnaques, la responsabilité des victimes est engagée.
D’où l’importance de vérifier l’existence réelle d’un bien, d’un vendeur ou d’une opportunité d’investissement avant tout engagement financier.