Cette décision, adoptée à la clôture de la session de l’Assemblée générale, constitue une étape majeure dans la lutte mondiale contre ces pratiques qui affectent particulièrement les filles.
Portée notamment par la Première dame de Sierra Leone et présidente de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le développement (OAFLAD), Dr Fatima Maada Bio, ainsi que par Bhuwan Ribhu, fondateur de l’organisation Just Rights for Children, cette initiative vise à renforcer la mobilisation internationale en faveur de la protection des enfants.
Vingt pays africains, parmi lesquels la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Kenya, le Liberia, le Rwanda, l’Ouganda et la Zambie, figurent parmi les co-auteurs de la résolution. La nouvelle journée internationale devra servir de plateforme mondiale pour accélérer les actions en faveur de la santé, de l’éducation et de la protection des enfants, tout en contribuant à l’atteinte des Objectifs de développement durable.

L’initiative trouve son origine dans l’appel lancé par Bhuwan Ribhu lors de la Commission de la condition de la femme, en mars 2026. Le fondateur de Just Rights for Children avait alors plaidé pour la création d’une journée internationale destinée à rappeler la responsabilité collective des gouvernements, de la société civile, des chefs religieux, des établissements scolaires et des communautés dans la lutte contre le mariage des enfants.
Le projet a ensuite bénéficié du soutien politique de la Première dame de Sierra Leone, Dr Fatima Maada Bio, qui a joué un rôle important dans son plaidoyer auprès de la communauté internationale.
Pour la dirigeante sierra-léonaise, l’adoption de cette résolution constitue l’aboutissement de plusieurs années de mobilisation. « Le mariage des enfants, le mariage précoce et le mariage forcé n’ont pas leur place dans nos sociétés », a-t-elle déclaré, estimant que cette journée représente « un mandat mondial pour l’action ».
De son côté, Bhuwan Ribhu considère cette décision comme un tournant dans le combat contre le mariage des enfants. Il appelle les gouvernements à renforcer leur leadership afin de mettre fin à cette pratique d’ici à 2030 et de garantir à chaque enfant l’accès à l’éducation, à la protection et aux conditions nécessaires à son épanouissement.
L’adoption de cette résolution par l’Assemblée générale, qui réunit 193 États membres, renforce ainsi la reconnaissance internationale de la nécessité de lutter contre les mariages impliquant des enfants. Elle entend également donner un nouvel élan aux efforts engagés pour protéger les filles et préserver leur droit à l’éducation, à la santé et à une enfance sans violence ni contrainte.
Les Nations Unies souhaitent faire du 27 novembre un rendez-vous annuel de mobilisation et de sensibilisation, avec l’ambition d’accélérer les progrès vers l’élimination du mariage des enfants, du mariage précoce et du mariage forcé.