La région Afrique a enregistré la plus forte croissance en glissement annuel de la demande en fret aérien, avec 15,6 %, tandis que sa part du marché mondial était estimée à 2,0 %. Des facteurs opérationnels tels qu’une hausse du commerce mondial de biens (+3,2 % en octobre) et une amélioration de l’opinion des manufacturiers ont contribué à ces résultats.
Le secteur du fret aérien confirme sa résilience à l’approche de l’année 2026. Selon le dernier rapport de l’IATA, la demande mondiale, calculée en tonnes-kilomètres de chargement (CTK), a progressé de 5,5 % par rapport à novembre 2024. Cette croissance est portée par les opérations internationales (+6,9 %) et une hausse de la capacité globale de 4,7 %.
C’est le chiffre marquant de ce rapport : les transporteurs africains ont enregistré une hausse spectaculaire de la demande de 15,6 % en glissement annuel. Il s’agit de la meilleure performance régionale au monde.
Pour accompagner cet élan, la capacité sur le continent a également bondi de 18,1 %. Toutefois, ce dynamisme local ne pèse encore que peu dans la balance globale, puisque l’Afrique ne représente que 2,0 % des parts du marché mondial du fret.
Le paysage du fret aérien reste dominé par trois géants : l’Asie-Pacifique enregistre 34,3 % de part de marché (+10,3 % de croissance), l’Amérique du Nord 25,7 % (malgré un déclin de 1,6 % de la demande), l’Europe 21,5 % (+5,8 % de croissance).
Le Moyen-Orient, avec un taux de 13,6 %, lui, affiche une santé solide (+7,4 %), tandis que l’Amérique latine et les Caraïbes ferment la marche avec une baisse de la demande de 4,8 %, mentionne le rapport de l’IATA.
Willie Walsh, directeur général de l’IATA, souligne que cette performance de fin d’année est stimulée par l’urgence des livraisons pour les fêtes de fin d’année. « Les forts résultats de fin 2025 sont de bon augure pour l’industrie à l’aube de la nouvelle année », a-t-il déclaré, notant que la croissance dans les marchés émergents compense le ralentissement observé aux États-Unis, marqué par des ajustements tarifaires.
Plusieurs indicateurs confirment cette tendance positive : le commerce mondial de biens a progressé de 3,2 % en octobre et l’indice des directeurs d’achat (PMI) manufacturier mondial a atteint 51,17 en novembre, signalant une phase d’expansion.
Le prix du carburéacteur a grimpé de 5,9 % en novembre, pénalisé par des capacités de raffinage limitées et des restrictions géopolitiques sur les produits russes. De plus, l’incertitude liée aux politiques tarifaires internationales maintient une certaine prudence chez les exportateurs.
Avec plus de 360 compagnies membres, l’IATA continue de surveiller de près ces évolutions qui dessinent les contours d’une année 2026 placée sous le signe de la réorganisation stratégique des flux commerciaux.
APA