Selon lui, seule l’indemnisation des victimes demeure une condition sine qua non de la participation citoyenne accrue des populations au processus électoral.
Pour M. Digbeu, les différentes crises électorales ont traumatisé les populations ivoiriennes, particulièrement dans les zones conflictogènes (Duekoué, Yamoussoukro, Abobo), considérés comme des zones rouges pendant les dernières élections en Côte d’Ivoire. « Les élections en Côte d’Ivoire entraînent très souvent des situations de tension, des destructions de biens et une faible mobilisation des électeurs », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, le vice-président de la Convention de la société civile ivoirienne invite le gouvernement à tout mettre en œuvre pour l’indemnisation des victimes des crises précédentes, afin de restaurer la confiance des citoyens.
Aussi a-t-il appelé les hommes politiques à faire davantage preuve de redevabilité envers les populations.
« Les élus ont un devoir de rendre compte aux citoyens, Très souvent, une fois élus, ils oublient que ce sont les populations qui les ont votées, une fois élus, ils oublient de rendre compte à leurs mandants, ce qui crée un manque de confiance », a-t-il soutenu.
En Côte d’Ivoire, le processus électoral a toujours été source de conflits entre l’opposition et le pouvoir sur plusieurs points, notamment la Commission Électorale Indépendante-CEI, la liste électorale et le découpage électoral. Depuis 2015, l’élection présidentielle reste généralement marquée par un faible taux de participation. En 2025, le taux s'est établi à un peu plus de 50 % contre 52,86 % en 2015.