L’ancien sélectionneur, fort de neuf participations à la CAN, estime que ce changement va à l’encontre du développement du continent. « C’est une bêtise affligeante. Vous ne voulez pas le développement de l’Afrique ? », proteste-t-il. Pour lui, la tenue de la CAN tous les deux ans permettait aux pays hôtes d’investir dans des infrastructures essentielles : stades, routes, centres d’entraînement. « Tous les deux ans, il y avait du travail, des chantiers, de l’activité. C’est ce dont l’Afrique a besoin », martèle-t-il.
Claude Le Roy conteste également l’argument avancé par la CAF, selon lequel cette réforme viserait à protéger les joueurs africains évoluant en Europe. « Ce n’est pas pour l’Afrique que cette décision a été prise, mais pour la FIFA, et à cause de la cupidité de certains dirigeants », accuse-t-il, dénonçant la multiplication de compétitions qu’il juge inutiles.
L’ancien sélectionneur s’en prend enfin à la Coupe arabe de la FIFA, organisée juste avant la CAN 2025 : « Quand on voit que cette compétition offre plus de primes que la CAN, c’est incompréhensible. Je ne comprends pas que les observateurs n’aient pas réagi. »
Malgré ces critiques, la réforme semble bénéficier du soutien de plusieurs joueurs, dont Achraf Hakimi et Aïssa Mandi, favorables à un calendrier international allégé. Un débat qui continue de diviser profondément le football africain.