Pour N’Guessan Koffi, cette évolution doit reposer sur des données statistiques fiables et régulièrement mises à jour, mais aussi sur les outils numériques, notamment les systèmes d’information géographique. L’objectif est d’améliorer la prise de décision, d’anticiper les besoins futurs et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques consacrées à l’éducation.
Il estime également que la planification éducative ne doit plus se limiter à la scolarisation des enfants. Elle doit prendre en compte l’alphabétisation des jeunes et des adultes, ainsi que le développement des compétences tout au long de la vie.
Dans cette perspective, le ministre a appelé à intégrer plusieurs commodités essentielles aux normes de la Carte scolaire afin d’améliorer les conditions d’apprentissage et de travail dans les établissements. Il s’agit des voies d’accès, particulièrement en zone forestière, des logements pour les enseignants en milieu rural, des cantines scolaires, des centres médico-scolaires, de l’accès à l’électricité ou à l’énergie solaire, des points d’eau potable, des latrines décentes et des aires de jeux.
Selon lui, la Carte scolaire constitue un outil essentiel pour permettre à l’État de mieux planifier la construction des infrastructures, de répartir les ressources humaines et matérielles et d’anticiper les évolutions démographiques. Elle doit aussi favoriser une meilleure adéquation entre le nombre d’enfants en âge d’être scolarisés et les capacités d’accueil disponibles.
Le ministre a, par ailleurs, rappelé les investissements réalisés dans le secteur de l’éducation depuis 2011. Ils comprennent la construction de 7 678 salles de classe au préscolaire, 43 607 au primaire et 798 collèges au secondaire, dont 441 collèges de proximité.
Ces efforts ont contribué à porter le taux net de scolarisation au primaire à près de 97 %, tandis que le taux d’achèvement atteint environ 87 %, avec une progression particulièrement notable chez les filles.
Pour la rentrée scolaire 2026-2027, le directeur des Études, de la Statistique et de la Planification stratégique du ministère, Inza Méité, a annoncé la construction ou l’ouverture de 127 écoles préscolaires, 457 écoles primaires et 65 collèges. À cela s’ajoutent 18 collèges érigés en lycées et 2 868 nouvelles salles de classe au préscolaire et au primaire.
Ces nouvelles infrastructures devraient permettre d’augmenter la capacité d’accueil de 110 980 élèves dans le préscolaire et le primaire, ainsi que de 11 150 élèves en classe de Sixième au collège.