Dans ce document signé le lundi 9 mars par Samba Koné, président de l’ANP, l’organe de régulation met en garde les médias et les professionnels des médias contre les publications portant atteinte au droit de l’enfant.
Selon l’ANP, des publications contreviennent aux principes fondamentaux de protection de l’enfance garantie par la législation nationale, ainsi que par les instruments internationaux ratifiés par la Côte d’Ivoire.
L’autorité nationale de la presse indique avoir constaté que des médias diffusent des informations permettant l’identification directe ou indirecte d’enfants victimes de traite, d’abus ou de maltraitance.
Le communiqué rappelle qu’aux termes de l’article 15 de la Charte ivoirienne des professionnels des médias et de l’article 11 du Code de déontologie du journaliste en Côte d’Ivoire, les professionnels des médias ont l’obligation absolue de préserver l’anonymat de tout enfant en situation de vulnérabilité.
Cette obligation inclut notamment, la dissimulation du visage et l’abstention de toute diffusion d’éléments susceptibles de révéler l’identité de la victime, souligne la note d’information.
En outre, l’ANP rappelle que la liberté de la presse, bien qu’étant un principe constitutionnel, ne peut s’exercer au détriment de l’intérêt supérieur de l’enfant.
En conséquence, l’autorité nationale de la presse informe les professionnels des médias que tout manquement à ces obligations expose leurs auteurs à des procédures disciplinaires prévues par les textes en vigueur. Elle réaffirme par ailleurs sa détermination à veiller au respect strict des règles éthiques et déontologiques et appelle les responsables de publication ainsi que les rédactions à une vigilance accrue dans le traitement des sujets impliquant des enfants.