Guillaume Ackah-Miezan, conseiller technique du directeur général des Impôts, et Ouattara Sié Abou, Directeur général des Impôts, ont détaillé les ambitions portées par cette réforme structurante pilotée par la Direction générale des Impôts.
Lancée officiellement le 1er juillet 2025, la FNE repose sur un principe simple : la dématérialisation des factures émises par les fournisseurs à leurs clients. Mais derrière cette digitalisation se cache une transformation profonde des pratiques administratives.
« La FNE vise à renforcer la compétitivité des entreprises par un allègement de la charge administrative, une diminution des délais de paiement et un gain de productivité grâce au suivi en temps réel », a souligné Guillaume Ackah-Miezan.
Au-delà du discours institutionnel, les bénéfices évoqués sont concrets : réduction des coûts liés à l’impression et au stockage, simplification progressive des déclarations de TVA grâce au pré-remplissage, archivage sécurisé des documents, fluidité des échanges commerciaux et diminution des contentieux fiscaux grâce à une base de données commune.
Autre enjeu mis en avant : l’impact environnemental.
En supprimant progressivement la facture papier, la réforme s’inscrit dans une dynamique d’économie verte et de modernisation durable de l’administration.
Le dispositif ne se limite pas à la seule FNE. Il intègre également les Reçus Normalisés Électroniques (RNE), destinés notamment aux magasins à rayons multiples et aux contribuables soumis au régime forfaitaire dans leurs transactions avec les particuliers.
À travers cette réforme, le gouvernement entend installer une nouvelle culture de gestion, plus transparente, plus efficace et résolument tournée vers le numérique. Les responsables de la DGI ont, à cet effet, appelé les opérateurs économiques et le grand public à s’approprier pleinement cet outil devenu incontournable dans le paysage fiscal ivoirien.