• Côte D'ivoire
  • 29℃ Abidjan
🚨 La Côte d’Ivoire a dominé la première édition du Kwaloklaï disputée les 22 et 23 août au Hall 1 du Palais des Sports de Treichville 🚨 Éléphants : Nicolas Pépé absent des prochaines trêves internationales sous Hervé Renard(journaliste) 🚨 ASEC Mimosas : Roger Ouegnin reconduit pour 5 ans à la tête du clu, lors de l’AG Élective ce dimanche 🚨 Côte d'Ivoire : décès du Pr Alphonse Djédjé Mady, cadre du PDCI RDA 🚨 Cameroun: Paul Biya de retour au pays, après 73 jours d'absence du pays 🚨 Mercato : Ami Diallo(ASEC Mimosas) s’engage avec le Seattle Reign FC jusqu’en 2028 🚨 Patrick Vieira nommé ce mardi 18 août nouveau sélectionneur de l’équipe nationale A du Sénégal 🚨 CAN 2027 : le premier match de qualification entre la Côte d’Ivoire et le Ghana se tiendra au stade de la Paix de Bouaké, le mercredi 23 septembre 2026 🚨 Mara’Monde 2026 : championne du monde en titre, la Côte d’Ivoire connaît ses adversaires pour de cette édition qui se déroulera du 25 septembre au 7 octobre 2026 au Cameroun 🚨 Afrobasket U18 Filles : la Côte d’Ivoire s’incline en demi-finale face au Nigeria(50-53) 🚨 Côte d'Ivoire: plus de frais d'inscription au préscolaire et au CP1 dans les établissements publics
Côte d’Ivoire : 17 coopératives tournent la page de l’orpaillage illégal
Nation

Côte d’Ivoire : 17 coopératives tournent la page de l’orpaillage illégal

Abidjan, le lundi 24 août 2026(ivoire.ci)-Longtemps confrontée à une importante activité d’orpaillage clandestin, la sous-préfecture de Diawala, dans le nord de la Côte d’Ivoire, veut désormais assainir son secteur minier artisanal. Une journée de sensibilisation organisée vendredi 21 août 2026 a réuni autorités administratives, forces de sécurité, services techniques et acteurs de la filière autour d’un même objectif : encourager les orpailleurs à se regrouper en coopératives et à exercer dans le respect de la réglementation.
À son arrivée à Diawala en août 2025, le sous-préfet Sévérin Bouatini dit avoir découvert une situation particulièrement préoccupante. L’exploitation illégal s’était installée jusque dans les zones habitées, avec des conséquences sur les terres agricoles, la sécurité et l’environnement.
 
« J’ai trouvé une situation minière chaotique », a-t-il expliqué, évoquant également la multiplication des agressions, des accidents, des grossesses précoces et d’autres problèmes sociaux liés à cette activité. Dans cette zone frontalière, l’administration redoute aussi que les activités minières illégales puissent alimenter des réseaux criminels.
 
Après une première phase de sensibilisation menée avec la Direction régionale des Mines, les autorités ont renforcé les opérations de contrôle et de répression face à la persistance de l’exploitation illégale. Cette intervention aurait permis de réduire la présence des exploitants illégaux et de rétablir progressivement un climat plus serein dans la circonscription.
 
La nouvelle priorité est désormais la formalisation. Selon le sous-préfet, 17 coopératives minières ont déjà été créées à Diawala. Deux permis d’exploitation ont également été remis officiellement à l’opérateur Tuo Kafana, présenté comme un exemple de parcours vers la légalisation de l’activité.
 
L’administration souhaite toutefois éviter que la fermeture des sites ne prive les jeunes de leur principale source de revenus. Sévérin Bouatini a indiqué avoir sollicité le ministère des Mines pour qu’un espace puisse être réservé aux jeunes de Diawala pendant qu’ils accomplissent les démarches nécessaires à leur mise en conformité.
 
« Il ne s’agit pas de chasser les jeunes. L’orpaillage est devenu leur moyen de subsistance. Nous voulons les accompagner vers la légalité », a-t-il insisté.
 
La Fédération des Coopératives Minières de Côte d’Ivoire (FECOMCI), représentée par son président Koné Seydou, soutient cette démarche. Pour l’organisation, la structuration des acteurs est indispensable pour lutter contre l’informalité, améliorer la traçabilité de l’or, réduire les accidents et mieux encadrer les activités minières artisanales.
 
Koné Seydou a toutefois rappelé qu’une coopérative ne constitue pas, à elle seule, une autorisation d’exploiter. Elle doit plutôt servir d’outil de formalisation, de professionnalisation et d’organisation des acteurs.
 
La question environnementale a également été au cœur des échanges. La FECOMCI a appelé les exploitants à préserver les terres agricoles et les ressources en eau, à réhabiliter les sites après exploitation et à mieux gérer les déchets miniers.
 
« L’or ne doit pas nous coûter notre eau », a lancé Koné Seydou, invitant les coopératives à intégrer davantage la protection de l’environnement dans leurs pratiques.
 
La FECOMCI a enfin encouragé les 17 coopératives de Diawala à rejoindre ses rangs afin de bénéficier d’un accompagnement technique et de mieux défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics.

Partager

De la même catégorie

Laisser Commentaires