Selon lui, les organisateurs des festivals ne sont pas concernés par cet arrêté qui ne concerne que les organisateurs du spectacles vivants. « On ne demande pas aux organisateurs de festival d’obtenir une licence. Ils doivent simplement se faire immatriculer au ministère », a soutenu M. Adiaffi, ajoutant que l’arrêté vise à professionnaliser le secteur et non exclure une catégorie d’acteurs.
Concernant les cautions de 5 millions FCFA (licence A) et 10 millions FCFA (licence B), il a expliqué qu'ils constituent un garanti et montrent le sérieux du promoteur du spectacle. « La caution n’est pas déposée au ministère, il s’suffit de la déposer dans une banque et c’est le reçu qui nous intéresse », a-t-il dit.
Il a également rappelé que les discussions ont eu lieu depuis 2021 avec les acteurs légalement constitués.
Spectacle vivant ?
Une polémique est née autour de la notion « spectacle vivant ». Il s’agit de la mise en attraction d’un artiste avec la présence d’un public. Cette notion prend en compte le théâtre, la danse, la musique live, spectacle d’humour, le cirque, les arts de la rue, les marionnettes, l’opéra etc.
En Côte d’Ivoire, le gouvernement ivoirien exige désormais des organisateurs de spectacles une licence obligatoire, avant toute action. Ainsi, du 15 septembre au 14 octobre 2026, le ministère lancera une phase pilote articulée autour de deux catégories de licences.
Il s’agit de de la Licence B : elle concerne les producteurs, promoteurs et tourneurs de spectacles. Les frais de dossier sont estimés à 5 000 000 F CFA avec caution bancaire de 5 000 000 F CFA.
La Licence C : elle cible les Diffuseurs et exploitants de lieux de spectacles. Une somme de 4 500 000 F CFA est exigée comme les frais de dossier. La caution bancaire s’élève à 5 000 000 F CFA.