Face aux acteurs du commerce extérieur et de la logistique, il a souligné que cette rencontre ne se limitait pas aux questions technologiques ou à la digitalisation.
Selon lui, l’objectif principal est de réfléchir à l’avenir de la chaîne logistique afin de la rendre plus fluide, plus performante et mieux adaptée aux exigences du commerce international.
Issouf Fadiga a rappelé que la création du GUCE-CI résulte d’une volonté politique affirmée visant à simplifier, sécuriser et moderniser les procédures du commerce extérieur, tout en favorisant l’interconnexion entre les administrations et les différents opérateurs de la chaîne logistique.
« Le président de la République a compris qu’aucune nation ne peut bâtir sa souveraineté économique sans la maîtrise de ses données et de ses flux commerciaux. C’est une vision qui nous nourrit, nous inspire et nous engage », a-t-il soutenu, saluant l’engagement du chef de l’État en faveur du développement économique national.
Dressant un état des lieux du secteur logistique ivoirien, le PCA du GUCE-CI a relevé plusieurs fragilités persistantes, notamment le morcellement des procédures, le manque d’interconnexion entre les plateformes numériques et les lenteurs administratives qui pèsent sur la compétitivité et la performance économique du pays.
Il a toutefois mis en avant les nombreux atouts de la Côte d’Ivoire, à savoir sa position géographique stratégique, ses infrastructures portuaires majeures et ses corridors logistiques desservant le Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Guinée. Mais, a-t-il prévenu, ces avantages ne suffisent plus dans un contexte où la concurrence logistique s’intensifie à l’échelle mondiale.
Dans cette perspective, Issouf Fadiga a mis en lumière l’importance du Port Community System (PCS), qu’il considère comme bien plus qu’un simple outil informatique. Selon lui, cette plateforme constitue l’architecture numérique capable de connecter en temps réel l’ensemble de la communauté portuaire, du port jusqu’à l’hinterland.
Au-delà de la digitalisation, le PCA du GUCE-CI a insisté sur l’ambition de renforcer la souveraineté économique du pays et de consolider la position de la Côte d’Ivoire en tant que hub logistique de référence en Afrique.
Pour y parvenir, il appelle à privilégier la transformation avant la simple digitalisation. Cette démarche repose, selon lui, sur six leviers essentiels : la gouvernance, l’interconnexion, l’automatisation, la fiabilité, la traçabilité et le capital humain.
Issouf Fadiga a rappelé que la transition numérique ne peut être imposée. Elle doit être construite progressivement, avec méthode, confiance et mobilisation collective. Pour lui, le succès du Port Community System dépendra de son appropriation par l’ensemble des acteurs et d’un accompagnement durable dans sa mise en œuvre.
À travers cette vision, le GUCE-CI entend faire de la transformation numérique un véritable levier de compétitivité, de performance logistique et de souveraineté économique pour la Côte d’Ivoire.