Lors d’un point presse, la Fédération kényane de taekwondo (KTF), le Comité local d’organisation et le ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Économie créative ont présenté la sélection nationale : seize jeunes athlètes, huit filles et huit garçons, chargés de défendre les couleurs du pays.
Cette annonce fait suite à une inspection positive des infrastructures par la fédération mondiale, qui a salué des installations « conformes aux standards internationaux ».
Le président de la KTF, le Major (Rtd) Suleiman Sumba, a indiqué que l’enjeu dépasse largement la compétition elle-même. Selon lui, ces championnats seront l’occasion de démontrer la capacité du Kenya à associer excellence athlétique et responsabilité environnementale. Le pays inscrit en effet l’événement dans sa politique de reboisement visant la plantation de 15 milliards d’arbres d’ici 2032. La fédération soutient cette dynamique à travers sa campagne #KenyaYetuMsituWetu, qui prévoit la mise en terre de 11 000 plants.
« Le Kenya est prêt, a assuré le Major Sumba, nos infrastructures sont homologuées, nos athlètes sont engagés dans un camp d’entraînement de haut niveau et notre vision est claire : faire de ce rendez-vous mondial un exemple de durabilité dans le sport. »
Le haut fonctionnaire Jackson Munywoki, représentant le ministère des Sports, a salué « une organisation exemplaire » et rappelé que le gouvernement voit désormais dans le sport un levier de cohésion sociale, de développement économique et d’engagement environnemental.
Pour limiter l’empreinte carbone de la compétition, l’événement s’appuie sur l’initiative Go Green de son partenaire officiel, TBL, incluant des actions de reboisement, l’usage d’énergies propres et une forte mobilisation communautaire.
« Chaque combat laissera une empreinte positive sur la planète », a assuré Jeff Kefa, directeur du programme.
Alors que les derniers préparatifs s’achèvent, le portail d’accréditation est désormais ouvert aux médias internationaux. Nairobi s’apprête ainsi à accueillir une compétition qui promet d’allier performance sportive, diplomatie culturelle et conscience écologique : un triptyque rare dans les grands événements mondiaux.
La compétition devrait rassembler plus de 1 000 athlètes et officiels issus d’environ 140 pays, dont la Corée du Sud, la Russie, Israël, le Brésil, l’Égypte, le Nigeria ou encore l’Afrique du Sud. Une diversité qui confirme la place grandissante du Kenya dans l’organisation de grands événements sportifs sur le continent.
Mam O