Le Sénégal renforce ses actions en faveur de la protection de la santé humaine et de l’environnement. Selon le communiqué du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, à Diamniadio, le rapport d’évaluation nationale sur l’utilisation des amalgames dentaires au mercure et la gestion des déchets associés est désormais mis à la disposition du public.
Élaborée en 2025 dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention de Minamata sur le mercure, cette étude dresse un état des lieux des pratiques dans le secteur bucco-dentaire. Elle examine notamment les règles encadrant l’utilisation des amalgames, les dispositifs institutionnels existants, les connaissances des professionnels de santé ainsi que les méthodes de traitement des déchets susceptibles d’être contaminés au mercure.
Les conclusions du rapport font ressortir une utilisation encore importante des amalgames dentaires au mercure dans les cabinets du pays, malgré une progression du recours à des matériaux alternatifs.
Parmi ces solutions figurent les résines composites et les ciments verres ionomères, utilisés pour la restauration des dents sans recourir au mercure. Le document souligne toutefois la nécessité d’accélérer cette évolution et de renforcer les mesures destinées à limiter les risques liés à l’utilisation de ce métal.
Le rapport relève également plusieurs défis, notamment l’insuffisance des dispositifs réglementaires à renforcer, les besoins de formation des professionnels de santé bucco-dentaire et la nécessité de mieux sensibiliser les acteurs concernés aux bonnes pratiques de gestion des déchets.
À partir de ces constats, l’évaluation propose un plan d’action national destiné à accompagner la réduction progressive de l’utilisation des amalgames dentaires contenant du mercure. Il prévoit également de promouvoir des matériaux de restauration sans mercure et d’améliorer la gestion écologiquement rationnelle des déchets dangereux issus des soins dentaires.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la Convention de Minamata, un accord international visant à protéger la santé humaine et l’environnement contre les effets néfastes du mercure.
Selon le communiqué, l’initiative bénéficie de l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
OM