Cet atelier vise ainsi à renforcer les compétences techniques des participants tout en consolidant une capacité nationale durable dans le domaine de la gestion des armes et des munitions.
Pendant cinq jours, vingt agents issus des forces de défense et de sécurité, toutes unités confondues, participent à cette formation. Les participants ont été sélectionnés en raison de leur rôle stratégique au sein de leurs institutions respectives. L’objectif est de contribuer au renforcement de la sécurité, de la paix, de la stabilité et du développement durable en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.
Présidant la cérémonie d’ouverture de cet atelier stratégique, l’inspecteur de police Aboubacar Sidiki Diakité, président de la ComNat-ALPC, a souligné que la constitution progressive d’un pool national de formateurs spécialisés constitue une étape essentielle dans le renforcement des capacités nationales. Pour lui, cette démarche permettra de pérenniser les acquis de la formation et de diffuser les bonnes pratiques au sein des institutions concernées. Egalement, il a rappelé que la sécurité physique et la gestion des stocks d’armes et de munitions représentent un enjeu stratégique majeur pour la sécurité des États et celle des populations.
« Une gestion rigoureuse des arsenaux est indispensable pour prévenir les détournements d’armes vers des circuits illicites, réduire les risques d’accidents et renforcer la transparence dans la gestion des équipements », a-t-il indiqué.
Le président de la ComNat-ALPC a, par ailleurs, exprimé sa gratitude au Centre international de Bonn ainsi qu’à la Division armes légères de la CEDEAO pour leur accompagnement constant et leur engagement en faveur du renforcement des capacités nationales dans la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre. Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique du renforcement de l’architecture régionale de lutte contre ce fléau.
Pour sa part, David Hafner, conseiller en gestion des armes et munitions et représentant du BICC, a indiqué que cet atelier d’Abidjan s’inscrit dans le cadre d’un projet régional qui a déjà permis à la Côte d’Ivoire de former trois experts régionaux entre 2018 et 2023. Selon lui, cette formation, la première du genre organisée en Côte d’Ivoire, inaugure une série d’actions à venir. Elle vise notamment à identifier de nouveaux candidats susceptibles d’être formés pour devenir, à leur tour, des instructeurs régionaux, contribuant ainsi au renforcement du pool d’experts spécialisés dans la gestion physique des stocks d’armes et de munitions.
Ce programme entend également consolider les capacités nationales des pays engagés dans le projet et renforcer la coopération régionale dans un contexte marqué par de multiples crises sécuritaires.