Les images de tas d’ordures aux carrefours, de bacs à déchets débordants et de rues envahies par les détritus ont conduit les autorités à réagir. À cet effet, les entreprises chargées de la collecte et du traitement des déchets, notamment Eco-Eburnie, Ecoti SA, Clean Eburnie ainsi que plusieurs sous-traitants, ont été réunies autour d’une même table pour définir des mesures urgentes.
À l’issue de cette rencontre, le ministre a fixé un objectif clair : rétablir la propreté de la capitale économique dans un délai de 72 heures. Pour y parvenir, les opérateurs ont reçu pour instruction d’intensifier immédiatement les rotations de collecte dans les communes les plus affectées et d’accélérer les travaux d’aménagement des sites de traitement.
Des espaces temporaires devraient également être aménagés afin d’assurer la continuité des opérations pendant la réalisation de nouveaux casiers techniques destinés à augmenter les capacités d’enfouissement des déchets.
Amédé Koffi Kouakou a, par ailleurs, rappelé le coût élevé de la gestion des déchets pour l’État ivoirien. Selon lui, le traitement complet d’une tonne d’ordures, depuis la collecte jusqu’à l’enfouissement technique, représente une dépense d’environ 40 000 FCFA supportée par les finances publiques.
Au-delà de la réponse immédiate à la crise, les autorités envisagent une modernisation plus poussée des infrastructures de traitement, des centres d’enfouissement et de l’ensemble de la chaîne logistique afin d’améliorer durablement la gestion des déchets dans le Grand Abidjan.