Tout est parti d’une action consécutive à un corner. Un joueur de l’AFAD s’effondre dans la surface. L’arbitre Aristide Yapi désigne immédiatement le point de penalty, provoquant la colère du camp adverse. Après quelques minutes de contestation des poulains du coach Touré Oumar, le joueur afadiste Michel Amani transforme le penalty à la 50e minute.
Ce penalty ravive les frustrations des entraineurs, joueurs, dirigeants et des supporters de l’équipe de OSA FC, qui estiment avoir été victime de plusieurs décisions arbitrales défavorables cette saison.
Plusieurs sources dont le média ami-sportif.com soutient qu’il s’agit du 11e penalty sifflé contre OSA FC en seulement 14 matchs.
Au retour des vestiaires, en signe de protestation, les joueurs d’OSA FC ont refusé de jouer ; en s’agenouillant sur la pelouse pendant que l’AFAD poursuivait la rencontre. Score final : 8-0 en faveur des Afadistes.
Sur les réseaux sociaux, le club d’Abobo a dénoncé un arbitrage « à sens unique » et une « énorme injustice sportive ».
« Une journée, la J29, qui marquera pour toujours le football ivoirien. Comment passer sous silence un arbitrage qui a totalement fait basculer notre saison et encore plus ce jour dès les premières décisions contestables de cette rencontre face à l’AFAD ? Penalty litigieux, gestion incompréhensible du match, décisions à sens unique… Trop, c’est trop. Le football ivoirien mérite mieux que ce genre de scénario qui détruit les efforts de toute une saison. Le FC OSA refuse de se taire face à cette énorme injustice sportive », a écrit le club sur sa page facebook, le lundi 18 mai.
Cette affaire relance le débat sur la qualité de l’arbitrage en Côte d’Ivoire, régulièrement au cœur de plusieurs controverses aussi bien en Ligue 1 que dans les divisions inférieures.
Le contexte reste particulièrement tendu depuis la radiation à vie de l’arbitre ivoirien Brou Eba Serges par la Commission Centrale des Arbitres de la Fédération Ivoirienne de Football, le 31 mars 2026, pour des faits présumés de corruption, menaces et chantage.
Déjà officiellement relégué en deuxième division après deux saisons dans l’élite, OSA FC voit cette rencontre comme un nouvel épisode douloureux dans une saison marquée par les tensions et les contestations.
Désormais, les regards sont tournés vers la Fédération Ivoirienne de Football, attendue sur d’éventuelles sanctions, mais surtout sur des mesures concrètes pour restaurer la crédibilité de l’arbitrage ivoirien.