Créée pour renforcer la protection et la promotion des droits humains sur le continent, la Cour est devenue une réalité le 2 juillet 2006 avec la nomination de ses premiers juges. Depuis lors, elle s’est progressivement imposée comme une institution judiciaire majeure en Afrique.
Le rapport souligne toutefois plusieurs défis persistants. L’un des principaux obstacles reste l’accès limité à la Cour, notamment pour les individus et les organisations non gouvernementales.
Cette restriction réduit les possibilités pour les victimes de violations des droits humains de saisir directement la juridiction.
La faible mise en œuvre des décisions rendues par la Cour constitue également une préoccupation importante. Selon le document, l’exécution effective des arrêts par les États membres demeure insuffisante, ce qui peut fragiliser l’impact des décisions sur la protection des droits fondamentaux.
Malgré ces difficultés, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a enregistré des avancées notables au cours de ses vingt années d’existence. Elle a rendu environ 150 arrêts sur le fond, dont plusieurs décisions historiques ayant contribué à faire évoluer la jurisprudence africaine en matière de droits humains.
Pour Amnesty International Côte d’Ivoire, ce bilan met en évidence la nécessité de renforcer la Cour afin qu’elle puisse continuer à jouer pleinement son rôle de protection des personnes et de promotion des libertés fondamentales sur le continent africain.