Selon elle, la présence persistante de tous ces types d’armes a pour conséquence l’insécurité qui se manifeste à travers des conflits intercommunautaires, des violences armées basées sur le genre (homicides, suicides, viols, etc.), des attaques terroristes contre les populations civiles et contre des positions des Forces de Défense et de Sécurité, des accidents liés à l’explosion de REG, etc.
« Malgré les efforts de désarmement, les ALPC continuent d’être un enjeu sécuritaire majeur avec des effets aggravés particulièrement pour les femmes et les jeunes », a souligné le Colonel Adjé.
Autant d’incidents
A Bangolo, le 8 mars 2026, un jeune planteur a été tué par un chasseur traditionnel communément appelé Dozo. Un coup de feu accidentel, selon des témoins. A Abidjan-Cocody, le 31 mars 2025, un agent de police s’est suicidé avec son arme. Les motifs de ce drame seraient d’ordre familial. A Bingerville, le 10 avril 2024, un militaire tue sa compagne et se suicide. Raison évoquée, une suspicion d’infidélité. Etc. Ce sont autant d’incidents qui sont devenus banals du fait de la guerre qu’a connue le pays. A cela s’ajoutent les Violences basées sur le genre (VBG).
« La présence d'ALPC facilite les viols, agressions sexuelles, enlèvements et mariages forcés. Les armes sont utilisées pour soumettre, menacer et détruire les structures familiales. Les jeunes hommes sont recrutés dans les groupes armés, impliqués dans la criminalité, en tant que porteurs d’armes et relais de groupes criminels ou extrémistes. La pauvreté gagne du terrain », a-t-elle relevé.
C’est pourquoi, dans sa communication, la représentante de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères (ComNat-Alpc) a affirmé que malgré les efforts du gouvernement les risques demeurent, dans plusieurs zones de conflits récents (Abidjan et aux alentours d’Abidjan, à l’Ouest et dans le Nord du pays, A Kafalo, Tiémé). La vigilance reste donc de mise et la sensibilisation toujours d’actualité.
Cet atelier de formation avait pour thème : « Appui à la vulgarisation des agendas féministes Paix et Sécurité auprès des communautés en Côte d’Ivoire (SAC-CI) ».