Selon le communiqué final de la réunion, plusieurs indicateurs sont en baisse, notamment les attaques de domiciles, les cambriolages de commerces et les braquages commis par les coupeurs de route. Une évolution que le CNS attribue aux nombreuses opérations de sécurisation conduites ces derniers mois. Malgré cette tendance positive, certaines formes de criminalité demeurent préoccupantes. Le Conseil a attiré l'attention sur les assassinats, les vols de véhicules et les graves accidents de la circulation.
À ce sujet, le président Alassane Ouattara a présenté ses condoléances aux familles des victimes des récents accidents sur les axes Niakara-Katiola et Touba-Biankouma. Dénonçant le non-respect du Code de la route et la circulation de véhicules en mauvais état, il a demandé au Premier ministre de renforcer les contrôles techniques et d'intensifier les actions contre les comportements dangereux sur les routes.
Le CNS a également dressé un bilan encourageant de la lutte contre l'orpaillage illégal. Depuis la création du Groupement spécial de lutte contre l'orpaillage illégal (GS-LOI) en 2021, plus de 8 500 sites clandestins ont été démantelés sur l'ensemble du territoire.
Au cours de cette même période, 4 474 personnes ont été déférées devant la justice, dont 65 % d'étrangers.
Les opérations ont également permis la saisie de plus de 960 millions de francs CFA ainsi que d'environ 136 kilogrammes d'or, illustrant l'ampleur de cette activité illicite. Malgré ces résultats, le Conseil national de sécurité estime que l'orpaillage clandestin demeure une menace majeure en raison de son expansion continue et de ses conséquences sur l'environnement, la sécurité nationale et l'économie.
Face à cette situation, le chef de l'État a ordonné un renforcement de la riposte. Il a demandé une implication accrue des autorités administratives, traditionnelles et coutumières, des Forces de défense et de sécurité, ainsi que des Comités départementaux de sécurité (CDS) et des Cellules civilo-militaires (CCM) placés sous l'autorité des préfets.
Le président Ouattara a insisté sur l'application rigoureuse des sanctions prévues par la loi contre toutes les personnes physiques et morales impliquées dans l'orpaillage illégal, tout en demandant le renforcement des capacités opérationnelles du GS-LOI et des unités engagées sur le terrain.