Pendant trois jours, la ville de Gohitafla s’est transformée en véritable carrefour culturel, accueillant une foule nombreuse venue célébrer les arts, les traditions et le savoir-faire du terroir. Installé à la place Zavo, non loin du marché, le festival a offert aux populations et aux visiteurs une immersion au cœur de la culture Gouro, entre spectacles de masques, prestations artistiques, gastronomie traditionnelle, artisanat et rencontres.
Les festivités ont officiellement pris leur élan dès le jeudi 20 août, avec un tournoi de gala qui a opposé plusieurs équipes de la localité. Au terme de la compétition, le FC Siafla s’est adjugé le trophée. Dans la soirée, l’arrivée du convoi des festivaliers en provenance d’Abidjan a donné une dimension particulière à cette journée inaugurale. Accueillis en fanfare, les visiteurs ont sillonné les principales artères de Gohitafla, au rythme de la musique et des animations, annonçant ainsi les trois jours de célébration à venir.
L’une des principales attractions de cette première édition aura incontestablement été la présence de douze masques traditionnels, venus de plusieurs localités du département de Gohitafla, auxquels se sont joints les conteurs de Zougonéfla.
Organisée au Centre culturel de Gohitafla, la rencontre a été animée par Armelle Yougoné, épouse Zoro Bi Ballo Éphiphane, autour du thème : « L’autonomie économique des jeunes femmes rurales : un impératif pour le développement de nos localités. »
Directrice de cabinet de la présidente du Sénat de Côte d’Ivoire et présidente de l’Ong Action en Milieu Rural, Mme Zoro Bi Ballo a invité les femmes de Gohitafla à davantage s’organiser, notamment à travers la création de coopératives agricoles.
Selon elle, cette démarche peut contribuer à faciliter l’accès au financement et à permettre aux femmes de mieux structurer et développer leurs activités économiques.
Les festivaliers ont également pu redécouvrir les jeux ancestraux pratiqués autrefois par les femmes Gouro. Entre curiosité, amusement et transmission, cette séquence a constitué l’un des moments particulièrement appréciés du festival.
Le Festigo n’a pas seulement été une vitrine des traditions. Il a également servi de tremplin aux artistes locaux du département de Gohitafla, avec la volonté de leur offrir davantage de visibilité auprès du grand public.
Sur le site du festival, plusieurs stands occupés par des partenaires et des artisans ont permis aux visiteurs de découvrir différents produits et services. Au-delà de l’aspect commercial, ces espaces ont favorisé les rencontres, les échanges et la création de nouvelles relations entre acteurs locaux.
Le Grand Prix Festigo 2026 a notamment été attribué à Kouakou Yao, Préfet du département de Gohitafla, en reconnaissance de son appui constant et de son implication personnelle dans l’organisation de cette première édition, présentée comme une première du genre dans la région de la Marahoué.
Après trois jours de célébration, de découverte et de partage, la première édition du Festigo s’est achevée sur une note largement positive. La mobilisation du public, la diversité des activités et la richesse des expressions culturelles présentées auront permis à cette première édition de poser les bases d’un rendez-vous appelé à s’inscrire dans la durée.
Rendez-vous est d’ores et déjà pris du 27 au 29 août 2027 pour la deuxième édition du Festigo à Gohitafla.