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Showbiz ivoirien : le Pôle pénal économique s’intéresse à une affaire de plus de 400 millions de FCFA relative à l’héritage de DJ Arafat
Médias-Culture

Showbiz ivoirien : le Pôle pénal économique s’intéresse à une affaire de plus de 400 millions de FCFA relative à l’héritage de DJ Arafat

Abidjan, le mercredi 12 août 2026(ivoire.ci)-À l’occasion du septième anniversaire du décès, le 12 août 2019 à Abidjan à l'âge de 33 ans, de Houon Ange Didier dit DJ Arafat, célébré ce mercredi 12 août 2026, la question de la gestion de son héritage musical refait surface. Selon une information rapportée par le site L’Avenir.ci, ce mercredi, une procédure judiciaire portant sur l’utilisation et l’exploitation présumées frauduleuses des œuvres du célèbre artiste ivoirien a été engagée devant le Pôle pénal économique et financier. Le préjudice évoqué dépasserait 400 millions de FCFA.
Christy B, présenté comme l’éditeur légal de DJ Arafat, a saisi la justice ivoirienne, afin de faire la lumière sur l’exploitation de certaines œuvres de l’artiste du couper-décaler.
 
Dans un entretien téléphonique accordé au média ce mercredi, Christy B affirme avoir engagé cette démarche en raison de sorties d’œuvres qui auraient été produites sans autorisation.
 
« L’affaire est en justice. J’ai saisi le Pôle pénal économique et financier en ma qualité d’éditeur de DJ Arafat », a-t-il répondu au confrère en ligne, mettant notamment en cause la qualité de producteur revendiquée par David Monsoh sur certaines œuvres de « Daïshikan ».
 
Christy B affirme détenir les contrats de DJ Arafat depuis 2014 jusqu’à son décès en 2019. Il souhaite désormais que les documents contractuels détenus par les différentes parties soient examinés par la justice. « Je veux voir les contrats de David Monsoh et je suis obligé de saisir la justice », fait-il savoir. 
 
Pour défendre ses intérêts, l’auteur de l’album à succès « Champion d'Afrique » indique avoir fait appel au cabinet de Me Alain Bokola, également présenté comme l’avocat de DJ Arafat. Il estime, à la suite de ses investigations, que le manque à gagner lié aux droits d’exploitation des œuvres pourrait dépasser 400 millions de FCFA. Une somme qui, selon lui, représente une perte importante pour la famille et les ayants droit de l’artiste.
 
Christy B cite Didi B et Himra
La question de l’utilisation des chansons de DJ Arafat par d’autres artistes est également évoquée. Christy B cite notamment les cas de Didi B et Himra, dont il assure que les droits liés à l’utilisation des œuvres sont versés. C’est pourquoi, il rappelle que depuis qu’il assure la gestion éditoriale des œuvres de DJ Arafat, les reprises doivent faire l’objet d’une autorisation ou d’une déclaration auprès des organismes de gestion collective des droits d’auteur. Il affirme que le suivi est effectué auprès du BURIDA et de la SACEM. 
Il n’interdit pas une utilisation des œuvres de DJ Arafat, seulement elle doit respecter les procédures relatives aux droits d’auteur. 
 
Sept ans après sa disparition, le DJ Arafat continue de faire vivre son œuvre auprès de millions de fans. 
 

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