« Le Député de Gouméré-Tabagne est le financier et le commanditaire de la démolition des habitations de Koumassi Campement. C'est encore lui qui a contacté le fils de M. Alloui Brou Jacques en exigeant que son père réalise une vidéo pour endosser la responsabilité des démolitions. L'Assemblée nationale a été saisie, afin de lever son immunité et permettre à la justice d'engager des poursuites à son encontre », a-t-il confié, ajoutant que le député du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Diabagaté Moussa, a remis une somme de 7 millions de FCFA au sieur Alloui Jacques Brou pour cette opération de démolition.
Selon Braman Koné, une requête a été adressée par la doyenne des juges d’instruction au procureur général près la Cour d’appel d’Abidjan, en vue de saisir le Bureau de l’Assemblée nationale pour autoriser d’éventuelles poursuites contre le parlementaire.
« Cette démarche s’inscrit dans le respect des procédures applicables aux poursuites concernant un Parlementaire », a souligné le procureur.
Par ailleurs, il ressort des premiers éléments de l’enquête que des autorités du District d’Abidjan reconnaissent avoir pris part à l’opération. Le ministre gouverneur Cissé Ibrahim Bacongo dit avoir agi dans le cadre du plan d'Organisation de la Réponse de Sécurité Civile-(ORSEC) qui vise à prévenir des catastrophes, notamment des inondations. Ses collaborateurs, eux, ont confié avoir exécuté les ordres.
Il faut noter que le 3 juin 2026, de puissants bulldozers rasent une zone de près de 7 hectares (6,88 hectares), impactant environ 250 lots d'habitations et détruisant des centaines de logements. L’instigateur de cette opération de démolition est le Sieur Alloui Brou Jacques. Mais, le procureur avait produit un communiqué soutenant que l’opérateur économique Jacques Alloui Brou s’est prévalu d’une fausse décision de justice ; malgré sa sortie via une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il revendique la légitimité de cette décision. Également, le parquet a constaté que le tribunal n'avait autorisé que le déguerpissement de 5 habitations seulement, sans aucune démolition. L'opération globale était donc totalement illégale. Et Alloui Brou a été arrêté et placé sous mandat de dépôt fin juin 2026.