Le chef d’état-major général des armées a détaillé, face à la presse, l’organisation d’une journée qui se veut à la fois vitrine militaire et populaire, autour du thème fédérateur : « Forces de défense et de sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement ».
Le jour J, le vendredi 7 août, l’ouverture officielle des festivités se fera dans un tempo martial. La matinée sera ponctuée par une prise d’armes solennelle, avant que le boulevard de la solidarité ne se transforme en artère triomphale. Le cortège, mêlant piétons et blindés, s’élancera depuis les abords de la pharmacie Siporex, serpentant par la place Ficgayo jusqu’aux portes de la paroisse Saint-André. Une fresque vivante, confiée au chorégraphe ivoirien Georges Monboye, viendra illustrer en mouvements le triptyque « Paix, Sécurité et Développement ».
Mais la vitrine ne saurait occulter les coulisses. Le général Doumbia a levé un coin du voile sur une disposition impressionnante : 5 423 participants sont mobilisés, déployant un bestiaire de 534 engins avions, hélicoptères de combat, drones, embarcations et véhicules lourds qui viendront électriser le bitume et le ciel.
Les réjouissances s’ouvriront le 6 août, la Brigade anti-émeute (Bae) de Yopougon vivra au rythme du ballon rond avec la finale du tournoi des Forces de défense et de sécurité, opposant l’Armée 1 à la Gendarmerie 1, sous l’œil du trophée présidentiel. Puis, à 18h, la flamme symbole de liberté partira de trois axes pour converger vers la Bae, avant qu’un concerto ne vienne enluminer la nuit, dès 21h.
L’après-midi du 7 août sera placé sous le signe de la découverte. Les portes de la Bae s’ouvriront aux populations pour une immersion tactique : démonstrations et présentations d’équipements permettront au grand public de toucher du doigt la réalité des missions de l’armée, dans une communion patriotique où le drapeau déployé et l’hymne chanté scelleront l’unité nationale.