Dans ce document, signé par le cordonnateur Soulama Drissa, le FOSCAO-CI prend acte de cette dissolution de la CEI et appelle le gouvernement à établir un calendrier clair de mise en place d’un nouvel organe, chargé des élections, afin de permettre aux parties prenantes de s’organiser pour une pleine participation.
Pour l’ONG, cette dissolution doit constituer le premier pas d'un processus de réforme électorale globale, inclusive, transparente et participative. Elle invite également le gouvernement à organiser des consultations avec les parties prenantes, notamment les partis politiques et la société civile pour la mise sur pied de cet organe. Aux partis et groupements politiques, le forum les invite à s’engager dans cette dynamique.
« Depuis sa création en 2001, les partis politiques, les organisations de la société civile et même des observateurs électoraux ont milité pour la mise en place d’une commission impartiale, dégagée de toute tutelle administrative ou partisane, capable d’organiser des scrutins libres et transparents….Malheureusement, après sa mise en place, les partis politiques de l'opposition ont, à maintes reprises, dénoncé la composition et le fonctionnement de cette Commission, la qualifiant de déséquilibrée et d'instrument au service du pouvoir en place », indique le communiqué.
En outre, les organisations de la société civile et particulièrement les associations de défense des droits de l’homme, ont mené des campagnes pour une refonte profonde du cadre électoral. Selon le Foscao, ces luttes conjuguées ont permis d’enregistrer plusieurs avancées formelles, mais sans jamais garantir pleinement l’indépendance effective de la CEI, souvent entravée par des ingérences politiques.
Créée en 2001, en vue de garantir un système électoral inclusif, transparent et indépendant, la Commission électorale indépendante (CEI) a été dissoute par ordonnance prise en conseil des ministres, le 6 mai 2026.