Dans le domaine des hydrocarbures et des mines, un accord de coopération a été signé avec le ministre d’État algérien chargé des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab. Cet accord prévoit un accompagnement de l’Algérie dans plusieurs domaines stratégiques, notamment l’exploration, le raffinage, la formation des ressources humaines et le renforcement du cadre réglementaire.
Forte de son expérience couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’amont pétrolier à la pétrochimie, l’Algérie entend ainsi partager son expertise avec la Côte d’Ivoire. En retour, les autorités ivoiriennes affichent leur volonté de s’appuyer sur des partenaires expérimentés pour accélérer le développement de leur industrie extractive et énergétique.
Pour Mamadou Sangafowa-Coulibaly, cet accord constitue un tournant stratégique dans un contexte international marqué par des incertitudes. Il y voit les bases d’une coopération durable, appelée à se renforcer au fil des années. Le ministre a notamment souligné que la transformation du secteur énergétique ivoirien nécessite à la fois des réformes structurelles, des investissements conséquents et des partenariats solides.
Les échanges se sont également étendus au secteur de l’électricité, à l’occasion d’une rencontre avec le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal. L’Algérie dispose d’importants atouts dans ce domaine, avec une capacité installée estimée à 27 000 MW, un vaste réseau électrique et une maîtrise complète de la chaîne de valeur, incluant la production locale d’équipements.
La délégation ivoirienne s’est rendue au siège de Sonatrach, acteur central du modèle énergétique algérien. Les échanges techniques ont porté sur l’organisation industrielle du groupe, ses performances à l’exportation et son modèle intégré reposant sur un vaste réseau de filiales.
L’objectif pour la Côte d’Ivoire est de s’inspirer de cette expérience, afin de renforcer Petroci, bras opérationnel de l’État dans le secteur des hydrocarbures, et de structurer une filière nationale plus performante et intégrée.
Cette coopération intervient dans un contexte favorable pour la Côte d’Ivoire, qui s’apprête à franchir un cap important grâce au développement de ses ressources, notamment le champ Baleine. Ce projet devrait permettre d’augmenter significativement la production nationale, avec un objectif de plus de 200 000 barils par jour dans les prochaines années, contre environ 60 000 actuellement.