Le retour du Djidji Ayokwè intervient après 110 ans, hors de sa terre natale. Lors d’une émission sur la chaine NCI « La quotidienne Info », ce lundi 23 février, Dr Fabrice Loba, chercheur ivoirien spécialisé dans le patrimoine culturel et l'archéologie, a confié qu’il fallait restaurer l’objet vu que son état ne permettait pas de le déplacer. Selon lui, le Djidji Ayokwe était dans un état dégradé ; à tel enseigne qui ne pouvait pas voyager, d'où sa restauration. Pour lui, il n' y a pas lieu de faire la polémique sur le physique du tambour; l'essentiel c'est qu'il soit restitué à la Côte d'Ivoire.
A la cérémonie de restitution, Françoise Remarck a salué le fruit d’un dialogue, d’une histoire unique et d’une diplomatie active. « Ce retour est sans conteste le fruit d’un dialogue et d’une histoire unique », a soutenu Françoise Remarck, avant d’ajouter que cette restitution intervient grâce à une « diplomatie active ».
Françoise Remarck a indiqué que le gouvernement ivoirien entend faire de cette restitution un levier de transformation structurelle, un moteur de co-construction, une opportunité de renforcer le dialogue avec les communautés qui ont, en tout temps, été consultées avant la prise des décisions.
« Notre musée est prêt techniquement, scientifiquement et symboliquement à accueillir le tambour parleur », a-t-elle assuré.
« Je me réjouis de l’aboutissement de cette restitution d’un bien culturel emblématique », s’est réjouie Rachida Dati.
En Côte d’Ivoire, le retour du tambour parleur Djidji Ayokwè est ressenti comme une grande fierté par les communautés Atchans qui attachent à cette œuvre une forte dimension culturelle, historique et sociale, étant donné tout ce qu’elle incarne.