Selon l’organisation, les conditions dans lesquelles ces opérations sont menées constituent une violation du droit à l’éducation, ainsi que des engagements internationaux souscrits par la Côte d’Ivoire en matière de droits humains.
« Ces expulsions forcées massives violent le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, ratifié par la Côte d’Ivoire en 1992. Forcer des milliers de personnes à se retrouver sans logement constitue un traitement dégradant. De plus, le déguerpissement des populations en pleine saison des pluies les expose aux intempéries, aux maladies et aux accidents », indique le communiqué signé par Drissa Soulama, coordonnateur national du FOSCAO-CI.
L’organisation estime que la protection des populations vivant dans les zones à risque ne doit pas engendrer une nouvelle crise humanitaire. C’est pourquoi, elle préconise notamment un relogement effectif des personnes concernées avant toute opération de déguerpissement et la mise en place d’un mécanisme d’indemnisation, conformément aux recommandations de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Le FOSCAO reconnaît toutefois que les déguerpissements peuvent constituer une nécessité au regard des pertes en vies humaines enregistrées chaque année pendant la saison des pluies. Entre 2022 et 2025, plusieurs dizaines de personnes ont péri à la suite d’inondations et d’éboulements dans différentes localités du pays.
Cependant, l’organisation insiste sur le fait que ces opérations doivent être conduites dans le strict respect des droits humains et de la dignité des populations concernées.