Engagée depuis octobre 2024 dans un processus de réformes en collaboration avec le GAFI et le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), la Côte d’Ivoire avait pris un engagement politique, visant à améliorer l’efficacité de son système de prévention et de répression des flux financiers illicites.
Lors de sa session plénière tenue en juin 2026 à Paris, le GAFI a constaté que le pays avait substantiellement achevé l’ensemble des actions prévues dans son plan d’action. Cette avancée ouvre la voie à une évaluation sur place destinée à vérifier l’effectivité des réformes engagées, ainsi que la pérennité de l’engagement des autorités ivoiriennes.
Parmi les principales mesures mises en œuvre figurent le renforcement de la coopération internationale dans les enquêtes et poursuites liées au blanchiment de capitaux et financement du terrorisme, l’amélioration de la supervision des institutions financières et des professions non financières à risque, ainsi que le déploiement de campagnes de sensibilisation destinées à renforcer la conformité des acteurs concernés.
Les autorités ivoiriennes ont également renforcé les mécanismes de vérification et d’accès aux informations sur les bénéficiaires effectifs des personnes morales, tout en prévoyant des sanctions en cas de manquement. Des efforts ont aussi été consentis pour améliorer l’exploitation du renseignement financier par les services d’enquête et accroître son partage à travers la cellule de renseignement financier.
À ce stade, la visite sur place constitue la dernière étape du processus avant une éventuelle sortie de la liste grise du GAFI. Dans cette dynamique, l’institution internationale a choisi la Côte d’Ivoire pour accueillir ses réunions « Face-à-face » avec les quatre pays africains encore soumis au régime de surveillance renforcée : l’Angola, le Cameroun, le Kenya et le Soudan du Sud.