Parmi les blessés admis à l’hôpital général de Kouto, il faut compter un cas grave, toujours selon les sources de l’agence de presse.
Ce conflit qui ne date pas d’aujourd’hui oppose les populations de Samorossoba ou Samogossoba, gros village du département de Kouto, à celles de Kouto.
Selon les sources du journal en ligne, la situation est devenue plus préoccupante dans la matinée du dimanche 21 juin 2026 ; lorsque la population de Kouto a décidé d’aller renverser les labours des populations de Samorossoba.
« Les populations de Kouto sont venues ce matin dans la plaine à la surprise de ces populations sans défense, les taillader à la machette et les battre avec des gourdins, faisant ainsi de nombreuses victimes, parmi lesquelles on dénombre de multiples blessés et fracturés au sein de la population de Samorossoba », relatent les mêmes sources du journal en ligne.
Pour avoir des terres à cultiver, c’est la famille Samalah, propriétaire ancestral du lac de Gbinni et de ses terres, qui est habilitée à autoriser aux populations de Samogossoba et à celles de Kouto, selon la tradition à travers un don de colas ou de boisson.
Cependant, entre 2024 et 2025, des personnes à Kouto ont décidé de passer outre ces dispositions coutumières. Chaque fois que les populations de Samogossoba cultivent dans cet espace, les populations de Kouto viendraient renverser lesdites cultures et ce malgré l’intervention des autorités préfectorales et sous préfectorales et en toute violation des délimitations des territoires villageois depuis 2023.
Samogossoba a décidé de porter l’affaire devant le tribunal de Boundiali dès lors que les populations de Kouto ont décidé de ne pas payer les dégâts causés en 2025. Cette procédure est en cours devant la justice.
En Côte d’Ivoire, les conflits fonciers généralement sont alimentés par l’inadéquation entre les droits coutumiers et le système moderne de propriété foncière.
La question foncière est d’autant plus sensible dans le pays qu’elle est étroitement liée à des problématiques de souveraineté.