Selon le communiqué, le mis en cause a été arrêté par les services de la Police nationale le jeudi 18 juin 2026 à Gonzagueville, un quartier de la commune de Port-Bouët.
Le parquet a par ailleurs démenti les informations relayées sur les réseaux sociaux, faisant état d'une prétendue fuite du suspect après son arrestation.
« Contrairement aux fausses informations diffusées et relayées par des personnes, il reste détenu par les services compétents », précise le procureur.
Face à la propagation de ces rumeurs, le procureur de la République a rappelé que la diffusion de fausses nouvelles via un système d'information constitue une infraction pénale. Les auteurs et relais de telles publications s'exposent, conformément à l'article 183 du Code pénal, à une peine d'emprisonnement allant d'un à six ans ainsi qu'à une amende comprise entre 500 000 et 5 millions de francs CFA.
Concernant l'enquête sur les démolitions opérées à Koumassi Campement, plusieurs personnes ont déjà été entendues par les enquêteurs. Il s'agit notamment de Boa Krapa Valérie, directeur général des services techniques du District autonome d'Abidjan, de Ballet Narcisse Toussaint, maire de la commune de Koumassi, ainsi que de Kindo Moumouni, responsable de l'entreprise SEKF et propriétaire des engins ayant servi aux opérations de démolition.
Le procureur estime que l'audition d'Alloui Brou Jacques devrait permettre d'apporter davantage d'éclaircissements sur les circonstances et les responsabilités liées à ces démolitions qui continuent de susciter de nombreuses interrogations au sein de l'opinion publique.