Avec l’appui du National Democratic Institute (NDI), ces observateurs, assistés par quatre coordonnateurs mobiles, ont assuré le suivi des opérations de vote ainsi que de l’environnement politique et sécuritaire du scrutin.
Les observations réalisées par le COSCEL-CI font état des éléments suivants : 62 % des bureaux de vote observés ont ouvert à l’heure. Les trois agents de la CEI étaient présents dans l’ensemble des bureaux visités. Le matériel électoral était disponible dans 98 % des bureaux observés.
Des agents de sécurité étaient présents dans tous les centres de vote visités.
Des représentants des candidats du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et du Parti démocratique de Côte d'Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) étaient présents dans les 84 bureaux couverts par l’observation.
De manière générale, le scrutin s’est déroulé dans un climat calme et maîtrisé. L’analyse des contenus publiés sur les 15 plateformes numériques monitorées n’a révélé, à ce stade, aucun signal d’alerte majeur ni dynamique susceptible d’indiquer une montée significative des tensions. Aucun pic inhabituel d’activités polarisantes, de discours de haine ou de rumeurs structurées n’a été relevé.
Malgré cette appréciation globalement positive, certaines irrégularités ont été observées :
38 % des bureaux de vote ont accusé un retard à l’ouverture, intervenant entre 8h et 10h. Toutefois, l’ensemble des bureaux observés étaient ouverts avant 10h.
Dans huit bureaux de vote, notamment à l’EPP La Paix, au Groupe scolaire Grande École et à l’EPP Djékékro, des observateurs dûment accrédités par la CEI ont été refoulés par des agents électoraux. L’accès aux bureaux leur a été refusé et, dans certains cas, des informations sur le déroulement du scrutin ne leur ont pas été communiquées, limitant ainsi l’exercice de leur mission.
Une altercation entre deux groupes d’individus a été signalée au Groupe scolaire Binava. La situation a rapidement été maîtrisée grâce à l’intervention des forces de l’ordre, permettant la poursuite normale des opérations de vote.
À l’EPP La Paix, certains agents électoraux, invoquant un manque de temps, ont autorisé des électeurs sachant lire à rechercher eux-mêmes leurs cartes d’électeur. En revanche, des électeurs ne sachant pas lire, après avoir voté, n’ont pas pu récupérer leur carte. Cette pratique soulève des préoccupations quant au respect des procédures électorales et au principe d’égalité de traitement des électeurs.
Cette élection partielle intervient dans un contexte sociopolitique particulièrement sensible. Elle fait suite auprès l’invalidation du scrutin législatif du 27 décembre 2025, dans un climat marqué par des accusations réciproques entre acteurs politiques locaux, notamment sur des allégations de pratiques non démocratiques, de menaces, d’intimidations et de tentatives de fraude.
Ces tensions traduisent à la fois la cristallisation des positions politiques et les fortes attentes des parties prenantes quant à la transparence du processus électoral et au respect du verdict des urnes.
En attendant le dépouillement, le COSCEL-CI poursuit son opération d’observation jusqu’à la clôture complète du processus. Un rapport détaillé sur le déroulement du scrutin à Toumodi sera publié ultérieurement.