Objectif : permettre aux journalistes scientifiques et professionnels de la communication de mieux comprendre les enjeux de la pollution plastique, le cadre règlementaire et les orientations de la Stratégie nationale de lutte contre la pollution plastique (SNLCPP) 2026-2030.
Présidant l'ouverture des travaux, le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a insisté sur le rôle déterminant des médias dans le changement des comportements. « La lutte contre la pollution plastique ne se gagnera pas uniquement dans les laboratoires, les administrations ou les salles de conférence ; elle se gagnera également dans les médias, grâce à une information crédible, accessible et scientifiquement fondée », a-t-il déclaré.
Abou Bamba a également rappelé que la protection de l'environnement est un investissement pour l'avenir. « La lutte contre la pollution plastique n'est pas seulement une exigence environnementale ; elle est un investissement dans notre santé, dans notre économie, dans notre souveraineté et dans l'avenir de nos enfants », a-t-il ajouté.
En marge de cette rencontre, le ministre a annoncé la construction prochaine d'une importante usine de traitement des déchets plastiques à Sikensi, un projet destiné à renforcer les capacités nationales de gestion des déchets.
Pour sa part, le directeur du CIAPOL, Bernard Ossey Yapo, a salué le rôle stratégique des journalistes scientifiques dans la sensibilisation des populations.
Selon lui, ces professionnels constituent le lien entre les chercheurs, les pouvoirs publics et les citoyens en rendant accessibles des informations scientifiques souvent complexes.
« Vous êtes les relais entre les scientifiques, les décideurs publics et les citoyens. Vous transformez des données techniques parfois complexes en informations accessibles. Vous sensibilisez les populations, influencez les comportements et contribuez ainsi directement à la protection de notre environnement », a-t-il affirmé.
La présidente de l'AJSCI, Marcelle Aka, a, quant à elle, invité les journalistes à accorder une place plus importante aux questions environnementales dans leurs productions. Elle a annoncé l'instauration, dès la prochaine édition du Prix MSD du Journaliste scientifique, d'un prix sectoriel dédié à la lutte contre la pollution plastique afin de récompenser les meilleures productions sur cette thématique.
Les participants seront outillés sur le cadre réglementaire, les orientations de la Stratégie nationale de lutte contre la pollution plastique (2026-2030), les enjeux du recyclage ainsi que les principes de l'économie circulaire.
Selon les données de la Banque mondiale (2023), la Côte d'Ivoire génère environ 609 000 tonnes de déchets plastiques chaque année, soit près de 9 % des 6,77 millions de tonnes de déchets solides produits dans le pays. Seuls 10 % de ces déchets sont recyclés, tandis que le reste est abandonné dans la nature, déversé dans les cours d'eau et les lagunes ou encore brûlé à l'air libre, avec des conséquences importantes sur l'environnement et la santé publique.