Cette maladie, apparue dans les années 1940, s’est propagée dans toutes les zones de production du cacao en Côte d’Ivoire et ailleurs, causant des pertes économiques considérables. Jusqu’ici, la principale solution consistait à arracher les plants infectés, une méthode lourde et peu durable. Les chercheurs ivoiriens ont travaillé pendant deux décennies pour trouver une alternative plus efficace.
L’équipe du Professeur Doumbia Mamadou, de l’Université Nangui Abrogoua, propose désormais des bio solutions naturelles à base de matières organiques. Testées sur plus de 300 hectares depuis 2014, elles affichent un taux de réussite de 90 % après neuf mois de traitement, dans toutes les zones agro climatiques du pays. Cette innovation a été brevetée et constitue une marque 100 % ivoirienne.
Le gouvernement, saluant cette avancée scientifique, a instruit les ministres concernés de renforcer la production de ces bio solutions et de poursuivre les études complémentaires pour leur validation complète.
Selon un rapport publié par l’Organisation internationale du cacao (ICCO) et confirmé par le Conseil Café-Cacao de Côte d’Ivoire en 2025, la maladie du Swollen Shoot touche désormais plus de 41 % des exploitations cacaoyères ivoiriennes, contre 33 % deux ans auparavant. Ce niveau d’infection menace environ 15 % de l’offre nationale de cacao, avec des pertes de rendement estimées à 35 % dès les premières années d’infection.