Par Ouattara Mariam
À l’origine de cette vague de publications, un message diffusé par un internaute affirmant relayer un communiqué attribué à Me Kouamé Fulgence, présenté comme l’avocat de l’ancien président de l’Assemblée nationale. Le document évoque un enlèvement survenu aux environs de 20 heures par des individus encagoulés.
Cependant, aucune source officielle n’a confirmé ces faits.
Aucune trace dans les circuits institutionnels
Les vérifications effectuées auprès des canaux institutionnels et des plateformes officielles n’ont permis de retrouver aucun communiqué authentique ni aucune déclaration des autorités sécuritaires confirmant un quelconque enlèvement.
Dans des situations d’une telle gravité, les autorités compétentes communiquent généralement rapidement.
Or, aucun signalement officiel n’a été enregistré.
Pour établir la certitude, Alain Toussaint, un proche collaborateur d’Adama Bictogo, Interrogé sur ces affirmations, il a catégoriquement démenti l’information en déclarant : « Fake news. »
Cette déclaration vient renforcer l’absence totale d’éléments crédibles appuyant la thèse d’un enlèvement.
Des indices de manipulation
L’analyse du document partagé montre plusieurs incohérences : absence de diffusion par des canaux reconnus, mise en page non conforme aux standards officiels et absence de références administratives vérifiables. La propagation repose uniquement sur des captures d’écran et des partages sur Facebook, sans source primaire identifiable.
Conclusion
Au terme de ces vérifications : absence de confirmation institutionnelle et démenti d’un proche collaborateur ; il est établi que les bruits qui circulent relèvent de la spéculation des réseaux sociaux et des médias.
Verdict : Fake news.